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Constructeurs

Le sport, enfin !

Publié le 8 juillet 2005

Par Marc David
4 min de lecture
En s'imposant facilement au GP de France, Fernando Alonso efface 22 ans de disette pour Renault. Et l'espagnol de redorer du même coup le blason de Michelin… Sur la plus haute marche du podium du GP de France, Fernando Alonso retire sa casquette et montre aux caméras...
En s'imposant facilement au GP de France, Fernando Alonso efface 22 ans de disette pour Renault. Et l'espagnol de redorer du même coup le blason de Michelin… Sur la plus haute marche du podium du GP de France, Fernando Alonso retire sa casquette et montre aux caméras...

...du monde entier le logo de Michelin. Tout un symbole, après les déboires d'Indianapolis. De quoi émouvoir les hommes de Clermont-Ferrand présents. Autre symbole, le fait qu'Alain Prost, convié par la FFSA (Fédération Française du Sport Automobile) à assister au GP de France, remette sa coupe au vainqueur. Il faut savoir en effet qu'une monoplace 100 % Renault ne s'était plus imposée dans le Grand Prix national depuis 1983. Le 17 avril 1983 exactement, lorsque Prost avait fait triompher la Renault Turbo sur le circuit du Castellet… Pour Renault, le rendez-vous nivernais représentait la course à ne pas perdre. Pour bon nombre de raisons. D'abord, parce qu'il y avait eu le faux pas du pilote espagnol à Montréal (abandon au 38e tour suite à une touchette). Ensuite parce que le rendez-vous américain s'est traduit comme on le sait par un résultat vierge tant pour les pilotes que pour l'écurie. Une déficience de points qui a directement profité aux deux plus dangereux poursuivants, à savoir respectivement Kimi Räikkönen (vainqueur à Montréal) et Michael Schumacher (vainqueur facile à Indy). Enfin parce que les 80 000 spectateurs présents à Magny-Cours (dont 6 500 invités Renault) étaient tous acquis à la cause du constructeur au losange. A l'instar de Carlos Ghosn, venu assister à son premier Grand Prix en tant que président de la marque.

Auteur d'un départ de rêve, l'espagnol de Renault mena la course de bout en bout

Bref, pour Renault, le droit à l'erreur n'existait pas. En réalisant la pole position en 1'14''412 devant la Toyota de Jarno Trulli, Fernando Alonso avait déjà réalisé un grand pas. La suite ne fut qu'une formalité, ou presque. Auteur d'un départ parfait, l'espagnol mena la course de bout en bout. "Protégé" par la Toyota de Trulli qui retint Schumacher durant les 18 premiers tours, il prit le large à raison d'une seconde au tour. "La course a été plutôt facile, convient-il. J'ai attaqué fort durant le premier relais, puis j'ai pu gérer mon avance. Certes, je suis ravi de renouer avec la victoire, mais cela ne change rien quant au championnat. J'ai une assez bonne avance sur Kimi (24 points, NDLR), mais le chemin est encore long d'ici la fin de saison". Sûr. Mais, que se serait-il passé si le finlandais, auteur du 3e temps des essais, n'avait pas été rétrogradé de 10 places de grille compte tenu du remplacement du moteur de sa MP4-20 ? Nul ne peut le dire. Une chose est certaine. Parti 13e, le pilote McLaren a effectué une splendide remontée (malgré une voiture plus chargée en essence du fait d'une stratégie à deux arrêts) pour terminer sur la deuxième marche du podium, signant au passage le record du tour (en 1'16''423). A Silverstone, "Iceman" devrait faire parler la poudre, tant la McLaren semble performante sur cette piste. De quoi, sans doute, effacer la déception non feinte de Magny-Cours. Déception également pour Trulli, seulement 5e au volant d'une Toyota assez rétive au niveau du train arrière, déception encore pour Schumacher (3e), dont la Ferrari est rentrée dans le rang. Déception encore pour Giancarlo Fisichella qui, comme trop souvent, n'a pas été épargné : problème avec la machine de ravitaillement au 1er arrêt, casse du support du fond plat vers la mi-course, moteur calé au dernier arrêt. Ses 3 points de la 6e place, ajoutés aux 10 d'Alonso, permettent toutefois à Renault de se maintenir en tête chez les "Constructeurs" avec une marge de 18 points sur McLaren-Mercedes. La suite de la saison s'annonce… chaude.


Marc David


 





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Michelin rembourse !

Dans la rubrique Actualités du JA n°924 du 01/07/05, nous faisions état des intentions de Tony Georges (directeur du circuit) et de Bernie Ecclestone, le patron de la FOM (Formula One Management). Selon eux, tous les détenteurs d'un billet d'entrée de cette année devaient avoir un accès gratuit l'année prochaine. Finalement, le scénario sera tout autre, du fait de deux décisions prises par Michelin. "De sa propre initiative et totalement solidaire de ses partenaires, Michelin décide de participer aux frais engagés par les spectateurs venus assister à la course le 19 juin dernier en remboursant leur billet, décision d'autant plus forte qu'aucun dispositif juridique ne contraint Michelin à le faire", explique le communiqué officiel. La seconde décision est d'acheter 20 000 billets pour le Grand Prix 2006 qui seront offerts à des spectateurs déjà présents cette année. En revanche, le ton n'est plus le même avec les instances. "Michelin tient à souligner qu'il est inadmissible que ses partenaires aient été accusés par la FIA d'avoir boycotté le Grand Prix d'Indianapolis alors que, ensemble, Michelin et ses partenaires ont tout fait, par respect du public, pour en assurer le déroulement en toute sécurité". Et le manufacturier de faire référence à ses propositions, dont la fameuse chicane destinée à ralentir les monoplaces.

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