L’automobile taxée à hauteur de 400 milliards d’euros en Europe en 2020
Il s’agit de toute évidence de l’une des disciplines favorites des gouvernements à travers le monde : les taxes automobiles. L’Europe est de toute évidence l’un des meilleurs élèves en la matière avec près de 400 milliards d’euros – 398,4 milliards pour être précis – de recettes fiscales en 2020. Un volume record en hausse de 3 % par rapport à l’année précédente, selon l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) qui a compilé toutes les données des Etats membres.
Pour se faire un ordre d’idée, ce montant représente près de deux fois et demie le budget total de l’Union européenne. "Les taxes sur les véhicules, les routes et les carburants génèrent d'énormes recettes publiques chaque année dans l'UE", constate le directeur général de l'ACEA, Eric-Mark Huitema. Sont ici prises en compte toutes les taxes perçues sur les véhicules, à savoir les taxes sur l'acquisition de véhicules (TVA, taxe d'immatriculation, malus…), sur la propriété (taxe de circulation annuelle, TVS…) et sur l’usage (taxe sur les carburants).
La Belgique en tête de la taxation par véhicule
En valeur absolue, c’est en Allemagne que les recettes sont les plus élevées, 99,9 milliards d’euros, dans la mesure où nos voisins d’outre-Rhin disposent du plus grand parc automobile. On trouve ensuite la France, avec 86,4 milliards d’euros, puis l’Italie avec 76,3 milliards d’euros. Relevons toutefois que la France est championne d’Europe des taxes sur les carburants avec plus de 43 milliards d’euros prélevés. L’ACEA précise au passage que l’essence est toujours plus taxée que le diesel dans la plupart des pays européens, sauf en Belgique et en Slovénie.
Néanmoins, le calcul le plus juste est celui qui consiste à déterminer le niveau de recettes fiscales par véhicule. Et en la matière, c’est la Belgique qui tape le plus fort avec 3 187 euros prélevés chaque année en moyenne par automobile. Elle devance l’Autriche (2 678 euros) et la Finlande (2 523 euros). La France se classe en 8e position avec 1 911 euros.
Pour Eric-Mark Huitema, "ces revenus devraient aider à financer l’infrastructure de recharge et de ravitaillement qui est maintenant nécessaire de toute urgence pour faire face à l’adoption rapide par le marché des véhicules à propulsion alternative". Il rappelle qu’au cours du premier trimestre 2021, "près de 14 % de toutes les voitures neuves vendues dans l'UE étaient rechargeables électriquement. Cependant, cette tendance ne peut être maintenue que si les gouvernements intensifient leurs investissements dans les infrastructures".
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