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Constructeurs

La Golf ne sera plus produite en Belgique

Publié le 1 décembre 2006

Par Christophe Jaussaud
2 min de lecture
Dans l'optique de son vaste plan destiné notamment à réorganiser un outil industriel excédentaire en Europe de l'Ouest, Volkswagen vient d'annoncer la suppression de 3 400 emplois dans son usine belge. "Si l'on n'a plus la Golf, c'est la mort de Forest !"...
Dans l'optique de son vaste plan destiné notamment à réorganiser un outil industriel excédentaire en Europe de l'Ouest, Volkswagen vient d'annoncer la suppression de 3 400 emplois dans son usine belge. "Si l'on n'a plus la Golf, c'est la mort de Forest !"...

...Véritable icône en Belgique, l'usine des Frères d'Ieteren, rachetée par Volkswagen en 1970, a du plomb dans l'aile. En effet, Volkswagen vient d'annoncer l'arrêt de la production de la Golf sur le site de Forest, dans la banlieue de Bruxelles. Une usine datant de 1949 et qui avait produit ses premières Coccinelle en 1954 ! La fin d'une belle histoire. Alors, elle ne ferme pas totalement ses portes mais cela n'annonce rien de bon. Sur les 4 900 emplois, 3 400 vont être supprimés. Le groupe Volkswagen a en effet confirmé qu'après la restructuration, seulement 1 500 salariés demeureraient afin de poursuivre la production de la Polo. Pour Pascal Van Cauwenberge, délégué du syndicat chrétien CSC, "avec 1 500 salariés, Volkswagen Bruxelles n'est pas viable. C'est la première étape avant la fermeture." Volkswagen poursuit ainsi sa réorganisation en Europe de l'Ouest après l'Allemagne où, rappelons-le, 20 000 emplois ont été supprimés. En contrepartie, le syndicat allemand IG Metall avait obtenu le rapatriement de certaines productions sur le territoire national. Ainsi l'emblématique Golf ne sera produite qu'en Allemagne sur les sites de Mosel et Wolfsburg. Guy Verhofstadt, le Premier ministre belge, s'est dit "déçu" que des "considérations nationales" aient motivé cette décision. "Cela me choque, poursuit-il, car tant d'efforts ont été consentis ces dernières années pour transformer cette implantation en l'une des plus productives d'Europe." Le Premier ministre a obtenu un rendez-vous avec la direction de Volkswagen, début décembre, mais il a prévenu : "Les chances que les discussions aboutissent sont minces."
Presque dix ans après Vilvorde, l'industrie automobile met encore la Belgique en émoi. Alors ce n'est sûrement pas une consolation, mais selon de nombreux observateurs, les usines portugaises et espagnoles du groupe ne devraient pas échapper à cette profonde réorganisation de l'appareil industriel.


Christophe Jaussaud


 






FOCUS

Le groupe Volkswagen et d'Ieteren en Belgique

Le groupe d'Ieteren, que l'on peut considérer comme le fondateur de cette usine en 1949, entretient toujours aujourd'hui des relations très étroites avec Volkswagen. Rappelons que cette société belge est l'importateur exclusif dans le royaume de toutes les marques du groupe allemand ainsi que de Porsche. D'Ieteren détient ainsi environ 20 % du marché belge. De plus, le groupe outre-Quiévrain est également le propriétaire d'Avis Europe.

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