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Constructeurs

Kantar : des Français toujours plus motorisés

Publié le 1 juillet 2019

Par Gredy Raffin
4 min de lecture
L'étude annuelle de Kantar, Parc Auto, révèle que les foyers ont continué de s'équiper en véhicules motorisés. Plus intéressant encore, le cabinet observe une croissance de la multimotorisation.
L'étude annuelle de Kantar, Parc Auto, révèle que les foyers ont continué de s'équiper en véhicules motorisés. Plus intéressant encore, le cabinet observe une croissance de la multimotorisation.
L'étude annuelle de Kantar, Parc Auto, révèle que les foyers ont continué de s'équiper en véhicules motorisés. Plus intéressant encore, le cabinet observe une croissance de la multimotorisation.

 

Les Français sont toujours plus motorisés. Voici ce qu'il faut retenir de l'édition 2018 de l'étude Parc Auto de Kantar, dévoilée ce 1er juillet 2019, lors d'une rencontre organisée par le CCFA. Sur la base d'un échantillon représentatif de 10 000 foyers, interrogés en 2018, il apparait que 86 % d'entre eux possèdent un véhicule, contre 84 % en 2008. Hormis dans l'agglomération parisienne (68 %), la pénétration dépasse la barre de 80 % dans les grandes villes et 94 % dans les agglomérations de 2 000 à 20 000 habitants. Au total le pays compte 34,19 millions de véhicules. En dix ans, ce sont donc 2,2 millions de véhicules supplémentaires qui se sont ajoutés chez les Français. En 20 ans, ce volume a augmenté de 27 %.

 

Cette croissance du parc est tirée en partie par la multimotorisation des ménages. Si 47 % des Français n'ont qu'un véhicule à leur domicile, ils sont 39 % désormais à en posséder plus de deux. Ce qui est d'autant plus vrai dans les zones rurales. Le résultat de l'enquête de Kantar fait état d'un taux de motorisation de 95 % dans les villes les plus modestes, dont  59 % sont multimotorisés pour 36 % de monomotorisés. Dans les villes de 2 000 à 20 000 habitants, où le taux de motorisation totale atteint 94 %, Kantar rapporte que 43 % des foyers détiennent plusieurs véhicules. Notons que la multimotorisation touche par ailleurs plus d'un foyer sur 3, parmi ceux qui sont motorisés, dans les villes de plus de 20 000 et de plus de 100 000 habitants. La traduction d'un véritable phénomène de société.

 

La voiture reste une solution

 

L'absence d'alternative de mobilité explique en partie ce taux d'équipement. 59 % des habitants des zones rurales se déclarent dans cette situation. Ils sont 46 % dans les agglomérations de 2 000 à 20 000 habitants et encore 30 % dans celles de 20 000 à 100 000 habitants. "La voiture n'a absolument pas baissé en part modale. Pour une raison simple, elle reste une solution et non un problème dans le quotidien des Français, commente Jean Codelfy, le directeur du programme mobilité de service à l'Atec-ITS et chargé de mobilité numérique de Transdev. "Nous nous racontons des histoires en essayant de la supprimer du quotidien". A minima, rapporte Kantar, la part de la voiture s'élève à 42 % dans les déplacements pendulaires.

 

En effet, ce taux déclaré dans l'agglomération parisienne s'envole dans les zones comptant moins d'habitants. Elle est de 48 % dans les agglomérations de 20 000 à 100 000 habitants, de 50 % dans celles de plus 100 000 habitants, de 54 % dans les agglomérations de 2 000 à 20 000 habitants et de 59 % dans celles de moins de 2 000 habitants. Par foyer, les répondants déclarent parcourir en moyenne entre 29 et 42 km aller-retour pour se rendre au travail chaque jour. Tous types de trajets confondus, les foyers français motorisés roulent en moyenne entre 12 270 (agglomération parisienne) et 22 990 km (zone rurale) chaque année.

 

L'impact sur le budget du foyer se fait sentir. En zone rurale, 14 % des revenus sont consacrés à la mobilité (carburant, parking, péages…), contre 10 à 12 % dans les différentes tailles d'agglomérations. En agglomération parisienne, la part des revenus dédiés tombe à 6 %. Si le poste carburant d'un habitant de la région parisienne s'établit à 1 148 euros par an, alors celui d'un habitant de zone rurale se révèle 80 % au-dessus de ce point de repère, à 2 049 euros, selon l'étude de Kantar. Tous frais confondus, entre les deux extrémités, le différentiel est de 50 % supérieur en zone rurale (2 118 euros en région parisienne contre 3 165 euros).

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