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Constructeurs

Hyundai et BorgWarner perquisitionnés en Allemagne et au Luxembourg

Publié le 30 juin 2022

Par Damien Chalon
2 min de lecture
Des perquisitions ont visé les groupes Hyundai et BorgWarner. Elles portent sur la vente de plus de 210 000 véhicules diesels équipés de dispositifs non autorisés.
Un logiciel permettant de réduire artificiellement les émissions de CO2 des moteurs proviendrait de l'équipementier Delphi, qui appartient aujourd'hui à BorgWarner.

Des perquisitions visant le groupe automobile coréen Hyundai et l'équipementier américain BorgWarner ont eu lieu mardi 28 juin 2022 en Allemagne et au Luxembourg, dans le cadre d'une enquête sur la vente véhicules diesel au moteur présumé truqué, a indiqué le parquet de Francfort.

 

"Près de 140 enquêteurs (...) ont mené des perquisitions dans huit lieux en Allemagne et au Luxembourg", selon un communiqué du parquet. Sont visées les "marques Kia et Hyundai" -appartenant au groupe coréen Hyundai Motor Group- et "l'équipementier automobile BorgWarner", a-t-il ajouté.

 

Il est reproché à Kia et Hyundai d'avoir "vendu plus de 210 000 véhicules diesel jusqu'en 2020 avec des dispositifs non autorisés", permettant de réduire artificiellement les émissions de CO2 des moteurs, selon le parquet.

 

Le logiciel permettant la manipulation proviendrait notamment de l'équipementier Delphi, qui appartient aujourd'hui au groupe américain BorgWarner, sous-traitant des deux entreprises. Les deux constructeurs et l'équipementier sont poursuivis pour "suspicion de fraude et de pollution de l'air, et complicité de ces délits".

 

A lire aussi : Dieselgate : Fiat Chrysler plaide coupable aux Etats-Unis 

 

Les perquisitions ont été "coordonnées par Eurojust", la plateforme de coopération judiciaire européenne, a précisé le parquet. Au Luxembourg, elles ont été menées à Bascharage, à l'ouest du Grand Duché, où se situe une filiale de BorgWarner, selon des informations communiquées à l'AFP par l'administration judiciaire. Ailleurs, elles ont été réalisées par la police allemande dans la région de Francfort.

 

Au cours de ces opérations, "des données de communication, des logiciels et des documents de planification ont été saisis", selon un communiqué d'Eurojust. C'est la première fois que le constructeur Hyundai est visé par la justice dans le cadre du scandale des moteurs truqués "dieselgate".

 

Ce scandale a éclaté en 2015 quand Volkswagen a reconnu, à la suite d'accusations de l'agence environnementale américaine, avoir truqué 11 millions de ses véhicules diesel à l'aide d'un logiciel.

 

Plusieurs constructeurs et équipementiers sont depuis dans le viseur de la justice au-delà des frontières de l'Allemagne, où de premiers procès contre d'anciens responsables du groupe Volkswagen sont en cours.

 

Récemment, des perquisitions ont également visé le japonais Suzuki, le Français Stellantis et l'Italien Marelli, en Allemagne, Italie et Hongrie. (avec AFP)

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