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Et si le hasard faisait bien les choses : Louis Schweitzer, président du conseil d’administration de Renault

Publié le 27 mai 2005

Par Christophe Jaussaud
8 min de lecture
Est-il possible de modifier son destin ? Le hasard y a-t-il une place ? Le parcours de Louis Schweitzer semble apporter une réponse à ces questions. Enarque, puis chef de cabinet de Laurent Fabius, son début de carrière dans la fonction publique ne laissait pas présager un tel parcours chez Renault....
...Portrait d'un homme de passions. Qu'est-ce que le destin ? Est-il tracé sans possibilité de modification ? Le hasard y a-t-il une place ? Celui de Louis Schweitzer était-il à la tête de Renault ? On peut supposer que non. Sa trajectoire professionnelle ressemblait plus à celle d'un président de la Cour des comptes, voire même à celle d'un ministre, qu'à celle d'un capitaine d'industrie. De la bouche même de Louis Schweitzer, le hasard a pris une place dans son parcours. Cependant, ce soit disant hasard ne doit en rien occulter les compétences de l'homme. Après une licence en droit, l'IEP de Paris puis l'ENA, Louis Schweitzer a naturellement embrassé une carrière dans la haute fonction publique. En 1979, il devient sous-directeur à la direction du Budget, mais le hasard va venir bouleverser ce destin au début de la décennie 80. Avec l'arrivée de François Mitterrand à l'Elysée, en 1981, l'un de ses plus jeunes ministres, Laurent Fabius, va faire de Louis Schweitzer son directeur de cabinet. Durant cinq années, au ministère du Budget, à celui de l'Industrie puis à Matignon, Louis Schweitzer sera le bras droit, l'homme de l'ombre d'un Premier ministre de la République. Un chapitre politique qui aurait tout à fait pu se transformer en une véritable carrière. Le grand-oncle de Louis Schweitzer, le célèbre docteur Albert Schweitzer, un prix Nobel, mais aussi son père Pierre-Alain Schweitzer qui a dirigé le FMI n'auraient sûrement rien trouvé à objecter. Mais une fois de plus, le hasard va s'en mêler. Si la gauche avait gagné les législatives en 1986, Louis Schweitzer ne serait sûrement jamais devenu président de Renault En 1986, Jacques Chirac et la droite deviennent majoritaire à l'Assemblée nationale en remportant [...]

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