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Constructeurs

Entretien avec Patrick Le Quement, directeur du Style Renault : "C'est un homme droit qui a des idées ondoyantes".

Publié le 29 avril 2005

Par Tanguy Merrien
10 min de lecture
En l'espace d'une quinzaine d'années, le département de design a fait sa révolution au sein de Renault. En construisant une nouvelle charte stylistique pour la marque et en s'imposant au sein de l'organisation de l'entreprise. Sous l'impulsion de Patrick le Quément et sous l'œil attentif des dirigeants,...
...dont… Georges Douin ! Avec sa verve habituelle, Patrick le Quément revient sur cette aventure et dévoile aussi des pans méconnus de la personnalité de Georges Douin. Journal de l'Automobile. D'une manière générale quel portrait brosseriez-vous de Georges Douin ?Patrick Le Quément. Au premier chef, je m'attarderai sur le mot "polytechnicien". Parce que je crois que c'est un vrai "polytechnicien" ! C'est-à-dire quelqu'un de très rationnel. C'est un homme droit. Droit et courageux. Avec de réelles convictions. Et quand il prend une position, il l'argumente, la défend. Et il ne fuit jamais devant les positions qu'il a prises auparavant. Et quand une décision est prise et entérinée, il ne revient pas dessus. C'est tout le contraire d'une personne fuyante. Mais attention, il ne faut pas en conclure que c'est quelqu'un de rigide. Il a même l'immense qualité de ceux qui savent s'adapter avec le souffle du vent, qui vont dans le bon sens. Enfin, Georges Douin est quelqu'un de foncièrement honnête et fidèle en amitié. Ce qui est naturellement très important à mes yeux. D'ailleurs, en ce qui me concerne, j'ai toujours eu un rapport très amical avec lui. Et c'est un homme que je respecte et qui m'impressionne. JA. Vous avez beaucoup œuvré pour que le département design occupe une place importante au sein de Renault, et vous répétez souvent que la tâche ne fut pas simple du fait de nombreuses forces de résistance. Georges Douin fut-il un de vos soutiens et si oui, dans quelle mesure ?PLQ. Vous savez, la résistance : elle continue ! Il ne faut pas croire que tout est simple ! Mais revenons à Georges : il a joué un rôle important dans ce processus puisqu'il a été à chaque fois présent dans les comités de sélection. En fait, au début de l'année 1998, quand je suis arrivé dans l'entreprise au sein du département design, Georges Douin a été nommé directeur du bureau d'études. Et nous dépendions tous les deux d'un patron qui s'appelait Aimé Jardon, directeur général adjoint. Nous étions collègues et puis après un certain temps, Georges Douin a pris la succession d'Aimé Jardon. Donc il est devenu le directeur technique et du même coup, mon patron. C'était un choc ! Pas parce que c'était lui, mais parce que c'était la premiè[...]

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