Combien a rapporté le malus automobile aux caisses de l’État en 2025 ?

848,5 millions d’euros. Voici ce qu’ont rapporté les malus CO2 et masse en 2025 aux caisses de l’État, selon Dataneo. Un montant supérieur de 33,5 % à celui de 2024.
Selon le spécialiste des datas automobiles, qui s’appuie sur les données des immatriculations issues du SIV, cette double taxe a affecté 48 % des voitures neuves livrées en France, pour un montant moyen de 1 082 euros.
Le constructeur qui a le plus contribué à ces rentrées fiscales est Mercedes-Benz, à hauteur de 144,1 millions d’euros. Viennent ensuite BMW, avec 100,4 millions, Volkswagen avec 74,5 millions et Audi avec 74,2 millions. Côté marques françaises, les modèles Citroën ont permis à l’État de récupérer 39,8 millions d’euros, contre 36,8 millions pour Peugeot et 32 millions pour Renault.
La Porsche 911 hyper malussée
Quant au modèle le plus taxé, il s’agit de la Porsche 911. La sportive allemande, écoulée à 438 exemplaires, a rapporté 29,74 millions d’euros. Soit une taxe moyenne de 67 900 euros. Le podium est complété par le BMW X3 avec 26,87 millions et 5 635 unités ainsi que le Mercedes-Benz GLC avec 24,36 millions et 3 327 unités.
La seule voiture française à figurer dans le top 15 des modèles les plus malussés est le Citroën C5 Aircross. Les 20 506 exemplaires livrés ont généré 19,03 millions d’euros de malus CO2 et masse en 2025.
Pour 2026, les deux barèmes évoluent, ce qui ne sera pas forcément synonyme de recettes supplémentaires pour l’État. Rappelons que le malus CO2 débute désormais à 103 g/km, tandis que le malus masse se déclenche dès 1 500 kg. Les voitures électriques non écoscorées devaient initialement être pénalisées par un malus masse au 1er juillet 2026, une mesure annulée par le gouvernement dans la loi de finances pour 2026.
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