Face à la progression des marques chinoises et des importations de composants, la fédération des équipementiers (Fiev) réclame un Industrial Accelerator Act couvrant aussi les véhicules thermiques et les fournisseurs de rangs 2 et 3.
La France veut réserver les aides publiques aux véhicules créant de la valeur en Europe. Sébastien Martin défend un "Made in Europe" exigeant et se dit prêt à discuter d’assouplissements pour 2035, à condition d’obtenir une véritable préférence européenne. Le ministre de l’Industrie soutient également le maintien du leasing social et écarte, à ce stade, le retour d’une prime à la conversion.
CO2, flottes d’entreprise, petites voitures électriques, préférence européenne : les négociations sur le paquet automobile s’accélèrent. Derrière un empilement de textes réside une question : comment protéger l'industrie automobile européenne menacée de déclin ? Voici les clés pour comprendre les textes décisifs pour l'avenir de la filière.
Le Parlement européen veut aller plus loin que la Commission dans la définition du contenu européen des véhicules. Les amendements retenus relèvent de 70 à 75 % le seuil applicable aux composants hors batterie et imposent de cumuler ce critère avec des exigences renforcées sur les batteries.
La Plateforme automobile (PFA), représentant la filière automobile française, a livré ses propositions à la Commission européenne pour que l'Industrial Accelerator Act (IAA), dévoilé le 4 mars 2026, atteigne vraiment les buts recherchés.
Alors que les constructeurs alertent sur les risques liés aux normes CO2, Bruxelles introduit des marges de manœuvre sur la trajectoire, sans remettre en cause l'objectif de 2035. Dans le même temps, la Commission européenne durcit sa doctrine industrielle, en conditionnant de plus en plus les aides publiques et le marché au "made in Europe". Stéphane Séjourné défend une ligne de compromis entre décarbonation et contenu local.
À peine dévoilé par la Commission européenne, l’Industrial Accelerator Act suscite déjà de vives réactions. Entre industriels français qui réclament un protectionnisme plus affirmé et constructeurs allemands inquiets d’une sur-réglementation, le texte cristallise les tensions sur l’avenir de la production automobile en Europe.