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Des augmentations de salaires, oui, mais plus sélectives

Publié le 23 août 2021

Par Romain Baly
2 min de lecture
Telle est la principale conclusion de la dernière enquête du cabinet Mercer. Dans un contexte de crise, les entreprises n'ont pas renoncé à augmenter leurs équipes mais ont choisi de se concentrer sur les meilleurs éléments au détriment de hausses collectives.
Selon l'enquête de Mercer, seulement 18,5 % des entreprises interrogées ont fait le choix de complètement geler leurs salaires en 2021.  © Adobe Stock
Selon l'enquête de Mercer, seulement 18,5 % des entreprises interrogées ont fait le choix de complètement geler leurs salaires en 2021. © Adobe Stock

Cabinet spécialisé dans le conseil en ressources humaines, Mercer s'est intéressé à la question de l'augmentation des salaires. Première conclusion, malgré la pandémie, les entreprises n'ont pas renoncé à revoir à la hausse les émoluments de leurs salariés. L'étude fait état d'un budget médian de 1,4 % pour les augmentations en 2021 dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO). Un résultat certes inférieur à celui de 2020 (2 %) mais qui reste plutôt convenable dans le contexte actuel.

 

"On pouvait s'attendre, comme en 2008, à des conséquences sur les révisions de salaires. Force est de constater que le traitement de cette crise a été relativement différent, et on a aussi une certaine maturité des entreprises qui ont beaucoup appris de la crise de 2008", relève Bruno Rocquemont, directeur conseil gestion des talents et rémunération chez Mercer France, interrogé par nos confrères de BFM Business.

 

Une enveloppe moins grande mais mieux utilisée

 

Preuve de cette maturité, l'option du gel systématique des salaires n'a concerné cette année que 18,5 % du panel de Mercer, contre deux fois plus en 2008. Cette fois-ci, elles ont davantage misé sur la sélectivité pour faire conjuguer leurs contraintes budgétaires et une rétribution en hausse de leurs meilleurs éléments. 5 % des entreprises interrogées ont consenti à une hausse générale ou ont distribué des augmentations individuelles.

 

Pour Bruno Rocquemont, cette sélectivité a aussi ses atouts : "Quand vous devez distribuer (une augmentation de salaire, ndlr) à l'ensemble de vos collaborateurs, il vaut mieux avoir une enveloppe de 3 %, mais quand vous avez une enveloppe de 1,4 % et que vous êtes sélectif, vous êtes capable d'accorder des augmentations de salaire parfois significatives à certains des talents qui vont être nécessaires". Reste désormais à savoir si l'embellie économique attendue pour 2022 coïncidera avec des hausses de salaires plus significatives.

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