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Régionales 2021 : l'automobile mise sur le banc dans le programme des candidats

Publié le 25 juin 2021

Par Jean-Baptiste Kapela
16 min de lecture
Dans le cadre des élections régionales, le CNPA a analysé le volet mobilité du programme des candidats au second tour. L’organisation patronale déplore des propositions trop "classiques" et un manque de responsabilité vis-à-vis de la LOM.
L’organisation patronale déplore des propositions trop
L’organisation patronale déplore des propositions trop "classiques"
  Dans deux jours, les Français découvriront qui sera leur président de région. À cette occasion, le CNPA a analysé le programme des candidats au second tour des élections qui auront lieu ce dimanche 27 juin 2021. Le syndicat patronal reproche aux prétendants, de ne pas réellement saisir la pleine responsabilité des régions en matière de mobilités, en particulier depuis la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) de 2019.   "L’approche des candidats concernant les politiques de transports reste somme toute assez classique, avec une priorité donnée aux infrastructures et aux transports collectifs", précise le CNPA dans son communiqué. Il conclut, suite à l’analyse des programmes, que les candidats "ne prennent pas ou peu, la mesure des enjeux à traiter au niveau de la filière automobile dans les dix prochaines années". Un bilan alarmant lorsque l’on regarde le calendrier des échéances pour l’instauration de Zones à faibles émission (ZFE) dans les métropoles d’ici 2030.   Un manque d’ambition pour l’électrique   L’organisation patronale juge "regrettable"  l’absence de plan de déploiement de bornes de recharge ambitieux. Pourtant, dans une enquête Harris interactive réalisée en mai pour le CNPA sur les Français et la mobilité en région, 62 % des sondés considèrent que la région devrait agir davantage sur le déploiement des bornes.   Par ailleurs, l’enquête montre que plus de la moitié des personnes interrogées estiment que "les régions doivent davantage développer les aides à l’achat de véhicules verts". Une preuve supplémentaire que les Français éprouvent un réel besoin d’accompagnement. "Les régions doivent, aux côtés de l’État, contribuer à soutenir le renouvellement du parc, alors même que les déploiements des ZFE s'accélèrent", met en exergue le CNPA.   Cinq points prioritaire à retenir des programmes   Dans son analyse, le CNPA retient cinq champs d’action prioritaire concernant la mobilité. Parmi elles, “la décarbonisation des transports terrestres” a le vent en poupe. Cependant, sur ce sujet, des disparités transparaissent, oscillant entre des objectifs chiffrés pour verdir les mobilités et des orientations générales comme le développement de la filière hydrogène. “Les mesures précises et chiffrées concernant l’automobile et la mobilité font plutôt figure d’exception dans les programmes, à l’exception de régions comme l’Ile-de-France ou les Hauts-de-France", souligne le CNPA.   Plusieurs candidats mettent en avant le déploiement de l’intermodalité ou encore l’accélération de l’usage du vélo, avec une des propositions concrètes pour encourager son utilisation. La mise en place d’aides au financement du permis de conduire ou encore l’élargissement et l’amélioration des transports en commun (en particulier ferroviaire) comptent aussi parmi la profession de foi des candidats.   Aiguiller la politique pour mieux rouler   Le syndicat patronal a mis à disposition des prétendants aux régionales, un Manuel des Mobilités. Ce dernier a pour objectif d'apporter des “propositions concrètes et opérationnelles” pour les futures élus régionaux sur l’automobile et en matière de mobilité. Une démarche, initiée par le CNPA en 2020 dans le cadre des élections municipales. Par ailleurs, le syndicat patronal annonce que des représentants iront à la rencontre des futurs élus régionaux, comme ils l’ont déjà fait auparavant, auprès des métropoles ayant mis en place des ZFE.   Quelle place pour la mobilité dans les programmes par région  ?   En Île-de-France Valérie Pécresse (DVD)- 1er tour : 35,94% des votes.  - Généralisation de l’aide de 1 300 € pour financer le permis de conduire des jeunes en insertion. - 10 000 places de parking relais gratuites supplémentaires dans les gares. - Une aide de 6 000 € pour l’achat d’un véhicule propre pour ceux qui travaillent dans la zone à faibles émissions (zone métropolitaine) ou pour la con[...]

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