Carlos Ghosn libéré sous caution
Arrêté le 19 novembre 2018, Carlos Ghosn devrait enfin connaitre, mercredi 6 mars 2019, sa première journée hors de la prison de Kosuge au Japon. En effet, le tribunal de Tokyo, qui avait accepté la mise en liberté sous caution du dirigeant contre une caution de 8 millions d'euros, vient de rejeter l'appel du procureur.
Bien que le conditionnel était encore de mise en début de journée, l'avocat français de la famille, François Zimeray, s'est réjoui d'une décision qui "met fin à une détention qui était absolument cruelle et brutale", la qualifiant de "bonne surprise".
Le tribunal a cette fois estimé que le risque de fuite ou d'altération de preuves était faible, mais il a assorti son choix de conditions restrictives : obligation de résider au Japon, interdiction de quitter le pays même pour un bref séjour et dispositions pour éviter sa fuite et la destruction de preuves.
Cette décision répond à une troisième demande de mise en liberté sous caution, les deux premières ayant été rejetées. Elle intervient en outre au lendemain d'une conférence de presse du nouveau principal avocat de Carlos Ghosn, Junichiro Hironaka. Pour arracher la décision du tribunal, il avait proposé que Carlos Ghosn soit placé sous la surveillance de caméras et dispose de moyens limités de communication vers l'extérieur.
"Nissan ne joue aucun rôle dans les décisions prises par les tribunaux ou les procureurs et n'est donc pas en position de commenter", a réagi Nissan dans un message transmis aux médias. "Les investigations menées en interne chez Nissan ont montré des conduites (de M. Ghosn) manifestement contraires à l'éthique (...) et d'autres faits continuent d'émerger", a ajouté le groupe. (avec AFP).
Sur le même sujet
Laisser un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.