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Industrie

Eramet avance sur le recyclage des batteries

Publié le 20 janvier 2023

Par Christophe Jaussaud
2 min de lecture
Le groupe minier français vient de décrocher une subvention européenne de 70 millions d'euros pour concrétiser son projet de recyclage de batteries en France. L'usine pilote, située à Trappes (78), devrait démarrer durant l'été 2023.
Eramet pourrait bâtir une usine à Dunkerque (59), dès 2025, pour le recyclage des batteries de véhicules électriques.

Eramet prévoit le démarrage d'une première usine pilote de recyclage de batteries de voitures électriques "cet été" à Trappes (78), en vue de valider un projet d'usine dans le Nord de la France d'ici 2025.

 

Le groupe minier français cherche à recycler les métaux tels le lithium, le cobalt ou le nickel contenus dans les batteries. L'Europe manque cruellement de ces métaux. Dans ce cadre, Eramet a reçu jeudi 19 janvier 2023 une subvention européenne de 70 millions d'euros du fonds pour l'innovation de la Commission européenne.

 

"Ceci montre la crédibilité de notre projet baptisé ReLieVe, mené en partenariat avec Suez qui assurera la collecte des batteries, a estimé Eramet. L'usine de démonstration située dans notre centre de recherche et innovation de Trappes se trouve en cours de construction. Elle nous servira à poursuivre les tests et valider notre procédé. Sa production devrait démarrer cet été", a déclaré une responsable du groupe à l'AFP.

 

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Après découpage des batteries en modules, on récupère les métaux présents sous forme de "black mass". Il s'agit d'un mélange de nickel, cobalt, manganèse, lithium, graphite. On le raffine ensuite par voie hydrométallurgique et on obtient ainsi des sels de ces métaux, réexploitables pour la production de nouvelles batteries.

 

Une usine grandeur nature de recyclage devrait ensuite voir le jour à Dunkerque (59), d'une capacité de traitement de 200 000 batteries de voitures électriques chaque année à partir de 2025, selon le magazine Challenges.

 

Le groupe a déjà parlé de ce grand projet d'économie circulaire, mais aucune décision d'investissement n'a émergé, souligne Eramet. En mars, le groupe avait indiqué que "si les conditions économiques (étaient) réunies", une "entrée en phase industrielle pourrait intervenir dès 2024 sur l'étape amont de production de blackmass et à horizon 2025-2026 pour l'étape de raffinage de la blackmass en produits pour batteries". (avec AFP)

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