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Distribution

Stéphane Magnin, Suzuki : "2 % de rentabilité pour le réseau"

Publié le 5 octobre 2018

Par Tanguy Merrien
4 min de lecture
Avec le retour du Jimny, les distributeurs de la marque japonaise retrouvent une vieille connaissance. Un modèle emblématique qui viendra, avec ses 2 000 VN annuels, conforter les ambitions de Suzuki France, qui vise les 30 000 unités en 2019, soit un an avant la date prévue.

 

Suzuki est en passe de réussir son exercice 2018. A fin septembre et après neuf mois d'exercice, la marque a déjà écoulé 20 783 unités, en progression de 16 %. Des résultats qui satisfont Stéphane Magnin, directeur commercial de la marque en France : "Nous restons dans la lignée des objectifs annoncés en début d'exercice, c’est-à-dire entre les 28 000 et 30 000 unités. Mais nous tablerons plus raisonnablement sur les 28 000 VN bien que nous ayons la matière pour faire plus. Mais les problèmes liés au WLTP et à la production nous en empêchent", explique le dirigeant.

 

Une légère frustration qui sera de courte durée puisque l'objectif des 30 000 véhicules neufs annoncés pour 2020 sera atteint dès 2019. "Nous traversons une période faste : en effet, notre gamme est entièrement renouvelée, la production sera en ligne avec nos objectifs, sans oublier les technologies mild-hybrid qui séduisent une clientèle toujours plus nombreuse", explique Stéphane Magnin.

 

La Swift, le porte-drapeau

 

Dans le détail, la Swift reste le porte-drapeau de la marque japonaise. Avec 7 516 VN écoulés depuis janvier (+47,6 %), elle est l'incontestable chef de file de la gamme, représentant plus d'un tiers du mix total. Mais la citadine n'est pas la seule à porter la marque. Ainsi, l'Ignis apporte elle aussi son écot à ce succès commercial : +30,2 %, à 4 405 unités, depuis janvier, tout comme le Celerio, qui a bénéficié de la prime à la casse (+32,1 %). En outre, le virage technologique de la marque semble également réussi : le mild-hybrid, qui équipe les Swift, Ignis et Baleno, génèrent 42 % du mix de ces trois modèles. "Un vrai engouement pour cette motorisation avec 7 % de pénétration sur le marché de l'hybride", se réjouit Stéphane Magnin. Seul le Vitara (-13 %) accuse pour l'instant le coup.

 

La légende du Jimny

 

A ces réussites vient aussi et surtout s'ajouter le nouveau Jimny, modèle historique et emblématique de Suzuki, dont la dernière génération date de 1998. Présenté au Mondial parisien, le Jimny était la vedette du stand de la marque. "C'est un clin d'œil au savoir-faire de la marque. Nous étions en effet les premiers à lancer un véritable 4x4 compact traditionnel. Nous nous sommes posé la question s'il existait encore un marché pour ce type de véhicule avant de nous lancer. En gardant l'ADN du véhicule, notamment ses capacités de franchissement, nous l'avons modernisé avec un nouveau châssis, de nouvelles motorisations et en l'équipant de toute la technologie nécessaire, nous revenons aux sources de la marque", commente Stéphane Magnin, qui explique que le retour du Jimny a été prévu "pour les professionnels en grande partie mais aussi pour ceux qui cherchent un véhicule compact de loisir". Stéphane Magnin ne cache pas son plaisir de voir le Jimny venir renforcer la gamme Suzuki : "L'ancienne génération générait sans aucune communication entre 1 500 et 2 000 unités sans efforts. Et au regard de l'attente suscitée dans le réseau, on peut espérer plus. Nombreux sont les distributeurs qui demandent d'ores et déjà plus de disponibilités pour ce Jimny."

 

Un réseau mature

 

Un réseau qui est ravi de la période traversée par la marque japonaise. Et pour cause : "A fin juin, la rentabilité moyenne du réseau s'établit à 2 %", se félicite Stéphane Magnin, qui tient à rappeler le "bon travail effectué dans les activités ventes et après-vente notamment". Un réseau Suzuki arrivé à maturité avec 204 points de vente répartis dans l'Hexagone. Seuls quelques open points comme au Havre (76) ou les Yvelines (78) restent encore à couvrir pour atteindre les 210 sites au total. En outre, le dynamisme de la marque attire aussi les investisseurs : "Dès le début du Mondial, quelques opérateurs sont venus me rencontrer", explique Stéphane Magnin.

 

A venir, la finalisation de la mise aux normes du réseau et le nouvel habillage des sites : un investissement moyen de 50 000 à 70 000 euros maximum est demandé à un opérateur (électricité, sol et différentes normes) quand la marque apporte de son côté le mobilier et la signalétique extérieure. "Simple et efficace", conclut Stéphane Magnin.

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