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Distribution

Les concessionnaires ont encore les faveurs des acheteurs VO selon YouGov

Publié le 22 juin 2022

Par Gredy Raffin
3 min de lecture
Un sondage réalisé par YouGov pour le Journal de l'Automobile démontre que les Français en phase d'achat d'un véhicule d'occasion accordent plus de crédit aux concessionnaires qu'aux autres canaux. L'étude montre aussi le déficit de notoriété du commerce en ligne.
46 % des Français en position d'achat d'un VO souhaitent changer leur véhicule principal, selon YouGov.
46 % des Français en position d'achat d'un VO souhaitent changer leur véhicule principal, selon YouGov.

Voilà un résultat d'enquête qui va mettre du baume au cœur des concessionnaires. Selon un sondage réalisé par YouGov auprès de 1 082 personnes pour le Journal de l'Automobile, 44 % des Français mentionnent les distributeurs sous panneau parmi les canaux privilégiés pour l'acquisition d'un véhicule d'occasion.

 

Ils sont ainsi la solution plus envisagée devant les garages automobiles ou un particulier en direct (18 % de mention chacun). Avec 16 %, les enseignes spécialisées grillent la priorité aux sites internet dédiés au VO (13 %). Cependant il convient de noter que 22 % des Français ne savent pas à quel canal recourir.

 

Logiquement, le sondage place les sites internet des concessionnaires comme le moyen le plus souvent évoqué par les consommateurs (26 %). Les sites de petites annonces (16 %) devancent le recours au bouche-à-oreille (12 %). Preuve en est que les sites spécialisés (11 %) ont encore du travail pour se faire une place dans l'esprit des Français.

 

Autre enseignement du sondage conduit du 31 mai au 1er juin 2022, les consommateurs hexagonaux ne semblent pas encore disposés à franchir le cap du 100 % digital pour leur achat de véhicule d'occasion. Ils sont à peine 22 % à exprimer un avis favorable, contre 68 % de refus. Les points de vente physiques ont encore de l'importance, notamment aux yeux des 25-44 ans (66 %) et des plus de 55 ans (74 %).

 

A lire aussi : Investissements publicitaires : coup de frein des spécialistes du VO

 

Le sondage s'est ensuite concentré sur la liste des services les plus attendus par les consommateurs. Il y a une véritable demande pour des rapports d'historique (41 %) ou pour une proposition de reprise de l'ancien véhicule (39 %), voire de garantie "satisfait ou remboursé" (34 %). Toutefois, les Français mentionnent avant tout la couverture par une garantie panne mécanique (44 %).

 

Le financement (26 %) apparaît moins couru par les consommateurs, tout comme le reconditionnement à neuf qui a été cité par 24 % des 1 082 répondants. L'aide à la recherche du véhicule (11 %) et la livraison à domicile (9 %) sont pour ainsi dire relégués au rang d'anecdote. Ces deux services présentant moins d'intérêt pour les plus âgés des sondés.

 

Un marché de remplacement

 

Mais les Français sont-ils réellement en position d'achat ? C'est là que le bât blesse. A la question "sous quel délai comptez-vous acheter un véhicule d'occasion ?", 59 % des sondés font savoir qu'un tel projet ne figure pas dans leur plan. Ils ne sont en réalité que 1 sur 3 à nourrir une pareille idée (31 %).

 

Plus précisément, à 14 % les consommateurs en position d'achat programment leur acquisition de VO dans plus d'un an et à 6 % dans 12 mois. Ils étaient à peine 2 % à se projeter sur le mois de juin pour boucler une affaire, 4 % dans les trois mois et 5 % dans les six mois.

 

Le marché de l'occasion semble être le marché de remplacement. En effet, 46 % des intentionnistes souhaitent changer de véhicule principal. Dans une moindre mesure, l'ambition porte sur l'équipement : 16 % des sondés disent vouloir réaliser leur premier achat automobile, 14 % expliquent chercher un second véhicule pour le foyer et 10 % confient faire l'acquisition d'un cadeau pour leur enfant. Soulignons que 9 % des clients VO sont en fait en attente de la livraison de leur VN.

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