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Distribution

Le compte est bon ?

Publié le 25 mars 2005

Par Tanguy Merrien
19 min de lecture
Les réseaux ont dans leur ensemble été actifs au cours de l'année 2004 : 141 créations de sites sont à relever tandis que le nombre d'investisseurs (+ 104) n'a pas fléchi pour la première fois depuis bien longtemps. Jusqu'à quand ? Plus que jamais, il faudra retenir ces chiffres : 6...
...112 sites primaires, 4 570 contrats de distribution, 2 987 investisseurs et 15 156 points après-vente. Ces quatre chiffres résument à eux seuls l'état de la distribution automobile française à l'heure actuelle. Pour la première fois depuis bien longtemps, le nombre d'investisseurs n'a pas baissé. Après les 261 départs de 2001, les 93 en 2002 et les 166 autres en 2003, ils sont 104 opérateurs, cette année, à venir grossir les rangs des différents réseaux. Un chiffre qu'il faut toutefois manier avec prudence en prenant en compte les nombreux investisseurs intragroupes. Il convient néanmoins de préciser que 33 marques ont répondu à nos questions sur l'état de leur réseau, quand certaines, et non des moindres (Ford, Kia, Land Rover ou Jaguar), étaient aux abonnés absents l'an passé. Toutefois, à y regarder de plus près, très peu de réseaux ont connu de départs à grande échelle en 2004, comme il était, hélas, courant de le constater ces dernières années. Ainsi, 146 opérateurs ont été poussés vers la sortie pendant que 248 autres signaient au cours de ces 12 derniers mois un contrat de distribution. Seules deux marques, Opel (- 6) et Nissan (- 9) ont connu des départs de grande importance. La satisfaction vient donc de ces marques qui ont recruté à grande échelle pour étoffer leur couverture territoriale ou pour relancer un développement réseau mis à mal ces dernières années, soit pour manque de rentabilité, soit en raison de résultats commerciaux déficients. Ainsi, Suzuki avec 32 nouveaux signataires, Hyundai (+ 16), Seat (+ 11), Daihatsu (+ 12) et Audi (+ 10) ont-ils contribué à consolider le nombre d'inves- tisseurs présents en France. Quant au nombre de sites primaires, il dépasse les 6 000 points de vente. Ainsi, si 162 fermetures sont à relever, 313 créations de sites et/ou prises de panneaux ont été effectuées en 2004. Là encore, ce chiffre étonnant, est à manier avec prudence : un investisseur peut reprendre un panneau et installer un point de vente dans une concession déjà existante. Cette prise est néanmoins comptabilisée. Quoi qu'il en soit, l'année 2004 aura particulièrement réussi à certains réseaux. Lancia, après une période difficile, redéploie ses points de vente par l'intermédiaire de corners au sein du réseau Fiat. Carton plein pour Suzuki (+ 28) qui aura réussi son année 2004, tout comme Hyundai (+ 16), Daihatsu (+ 12) ou encore Toyota (+ 11). Enfin, plus surprenant, le réseau Peugeot est à créditer de 15 points de vente après 41 sites fermés en 2003. Un réseau secondaire plus clair ? La plupart des réseaux sont en place depuis deux, voire trois ans selon les cas. L'avenir est désormais consacré à renforcer ou à développer le réseau secondaire. Celui-ci s'établit à 15 156 sites pour 5 229 partenaires (réparateurs agréés et agents de diverses catégories). Il reste cependant difficile d'y voir clair. Reconnaissons que le règlement européen n'a pas facilité les choses en permettant aux constructeurs d'élaborer deux types de contrats après-vente. Ainsi, Renault nous a indiqué que son réseau secondaire se composait de 3 886 agents services (dont 104 agents services acheteurs/revendeurs) et de 954 agents relais. Par ailleurs, la marque au losange a précisé qu'elle disposait de deux contrats de réparateur agréé pour un seul partenaire ! Le cas de Ford n'est pas simple non plus : 191 contrats de réparateurs agréés pour 114 réparateurs agréés et 345 points de vente, auxquels s'ajoutent 455 autres sites annexes (SRA). Le réseau secondaire de Peugeot est, pour sa part, constitué de deux niveaux : 557 réparateurs agréés et 2 335 agents. Parmi les grandes marques, seule Citroën donne une vision nette et simple de son réseau secondaire : 1 995 partenaires pour 2 309 points d'après-vente. L'évolution de ces réseaux secondaires est désormais à surveiller de très près dans les mois à venir. La majorité des constructeurs ont, en effet, annoncé que leurs développements devenaient une priorité, en maintenant leurs réseaux primaires respectifs plus ou moins en place. Renault : réseau secondaire et RFA Besoin est-il de le rappeler ? Le réseau Renault est depuis quelques années finalisé et ne connaîtra plus de modifications. Le constructeur nous l'a d'ailleurs rappelé récemment (JA n° 909) : "Aucun open point Renault en France à l'heure actuelle, notre priorité aujourd'hui est le développement de notre réseau d'agents." Avec un total de 4 840 points d'après-vente (lire plus haut), le constructeur a donc décidé de ne pas s'arrêter là. Le réseau primaire ne devrait plus connaître d'évolution. Après les surprenants 9 départs enregistrés en 2003, ils ne sont que 4 investisseurs à quitter le [...]

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