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Distribution

Et si la distribution automobile ne résistait plus à l’appel du camping-car

Publié le 22 novembre 2021

Par Christophe Bourgeois
12 min de lecture
Le véhicule de loisirs est un marché en pleine expansion, porté par les vans et les fourgons aménagés. Face à cet engouement, la distribution automobile pourrait-elle y trouver une source de croissance externe très intéressante ?
Les véhicules de loisirs ont le vent en poupe.
Les véhicules de loisirs ont le vent en poupe.
Alors que le marché de l’automobile est en berne, celui des véhicules de loisirs (VDL), regroupant camping‑cars, vans, fourgons aménagés, caravanes et mobile‑homes explose. Plus particulièrement celui des camping‑cars. Sur la saison 2020‑2021, il s’est vendu en France 30 076 unités, soit une progression de 28,3 %. Cette augmentation est si forte que certains acteurs de ce secteur imaginent un marché à 40 000 véhicules. Des pourcentages qui feraient rêver n’importe quel distributeur automobile. La raison d’un tel engouement se résume en un seul mot : le Covid‑19. Selon une étude réalisée par Ipsos pour le compte d’Uni VDL, le syndicat des fabricants de véhicules de loisirs, "64 % des camping‑caristes et des vanlifers (utilisateurs de van) estiment que leur véhicule leur permet de s’affranchir des contraintes sanitaires."   [caption id="attachment_69290" align="alignleft" width="600"] Un quart des Vanlifers et 13 % des camping-caristes sont des adeptes du VDL depuis moins d'un an.[/caption]   Résultat, toute une partie de la population s’est tournée vers ce mode de loisirs… bien incitée par une campagne de publicité très à‑propos, diffusée au printemps 2020, à la sortie du premier confinement. L’étude montre qu’un quart des vanlifers et 13 % des camping‑caristes sont, en effet, des adeptes du VDL depuis moins d’un an.   Les constructeurs à l’attaque   Dans le détail, le marché est largement soutenu par les vans et les fourgons, ces utilitaires aménagés en camping‑cars avec à leur bord lit, toit relevable, kitchenette, voire douche et toilette pour les plus grands. Cette catégorie de véhicules représente une vente sur deux de VDL. Si les fourgons plus spacieux couvrent encore une large proportion de ce segment, les vans, appréciés grâce à leur aspect très "automobile", se développent à vitesse grand V. Face à cet engouement, les constructeurs automobiles se sont engouffrés dans la brèche. Si Volkswagen a longtemps été un acteur engagé dans le véhicule de loisirs, Mercedes‑Benz et plus récemment Ford et Renault se sont aussi lancés dans l’aventure.   Mercedes‑Benz a immatriculé 120 Marco Polo en 2020 et 180 en 2019. "Le véhicule est commercialisé au sein du réseau Mercedes-Benz Vans dans lequel certains distributeurs ont signé un contrat spécifique", présente Stéphane Renault, directeur marketing de Mercedes‑Benz Vans. Soit 47 distributeurs-réparateurs agréés, la moitié du réseau. Pour la petite histoire, six concessionnaires VP ont également signé cette charte. "Côté vente, le réseau s’engage à nommer un vendeur expert, formé à la Mercedes‑Benz Academy", explique Stéphane Renault. Son établissement expose en permanence un Marco Polo, ainsi que divers accessoires, afin d[...]

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