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Distribution

Bye Buy Car part à la conquête des professionnels

Publié le 4 mai 2022

Par Gredy Raffin
4 min de lecture
Après avoir avancé en toute discrétion durant ses deux premières années d'existence, l'enseigne souhaite accélérer le déploiement de son concept. Bye Buy Car cherche à attirer les professionnels voulant s'immiscer dans les transactions VO entre les particuliers.
Maxime Beyet, fondateur de Bye Buy Car.

Au départ, il y avait l'envie de jouer selon les mêmes règles que TransakAuto et Ewigo, les deux figures de proue du secteur. Très rapidement, Maxime Beyet a toutefois souhaité prendre une autre direction pour Bye Buy Car, l'enseigne qu'il a fondée en 2019. Le bordelais a misé sur la technologie pour se démarquer dans ce monde des agences automobiles qui mettent les particuliers en relation.

 

"Mon souhait était de constituer une communauté de professionnels. Nous avons donc dès le départ acté que le stock de mandats serait mis à la disposition de tous les membres du réseau et notre environnement informatique a été développé en ce sens", revient sur la genèse Maxime Beyet.

 

A côté de cela, il a intégré un module de visite à 360° et poursuit l'élaboration d'un outil de prospection d'un nouveau genre. Avec BOA (pour www.boucheaoreilleautomobile.com), Bye Buy Car dispose d'une interface en ligne, accessible à tous les internautes pour que chacun puisse transmettre un lead chaud. "Il suffit de renseigner les coordonnées d'un proche désireux de vendre sa voiture. Si nous obtenons le mandat et que nous allons au bout de l'opération, une prime de 100 euros pour parrainage est versée", explique le fondateur. Il communiquera plus largement lorsque le réseau aura atteint une taille conséquente.

 

Priorité aux détenteurs de Kbis

 

En deux ans d'activité, Bye Buy Car a tissé un maillage de 18 agences. Pour le fondateur de la franchise, il faut un minimum de 100 points de représentation pour assurer une pérennité, car "la prospection, c'est le nerf de la guerre" et qu'il convient de couvrir une vaste zone de chalandise. Il va donc trouver des fonds. Dans l'idée, il aimerait renforcer sa trésorerie d'un million d'euros, notamment en faisant entrer un partenaire.

 

Maxime Beyet se montre exigeant. Il n'est pas question de donner des clés au premier prétendant venu. Chez Bye Buy Car, tous les nouveaux entrants ont en commun de présenter un Kbis à la candidature. Rares sont les entorses à cette règle. Un moyen de filtrer à l'entrée et de maximiser une population de professionnels de l'automobile qui cherchent à diversifier leurs activités avec de l'intermédiation entre particuliers.

 

Parmi les premiers adhérents, Maxime Beyet compte des agents de marques françaises, des franchisés du réseau Distinxion, des centres-autos ou encore des professionnels du nettoyage. "Sans avoir injecter de trésorerie, ils ont tous augmenter le chiffre d'affaires de leur entreprise", rapporte le fondateur.

 

A lire aussi : TransakAuto, le social selling comme accélérateur

 

Chez Bye Buy Car, il n'y a pas de ticket d'entrée à régler. Le label fait l'objet d'un abonnement mensuel de 199 euros, sur une durée d'un an. Au terme de cette période d'essai, un contrat peut être signé pour 5 ans. Un budget qui comprend la formation initiale de trois jours aux outils et l'accompagnement quotidien. Ensuite, les membres de la communauté payent une redevance 20 euros pour enregistrer un mandat sur la plateforme et 80 euros à la vente. Et Maxime Beyet de rappeler les bases du modèle économique : "nous ne gagnons de l'argent que si les membres en gagnent".

 

En moyenne, la marge unitaire s'établit à 1 200 euros. Un montant partagé à parts égales si le mandat est vendu par une autre agence que celle qui l'a enregistré. Les plus modestes entrent une vingtaine de particuliers vendeurs par mois. Les plus actifs oscillent entre quarante et cinquante. A ce jour, le réseau Bye Buy Car écoule près de 15 véhicules occasion par mois et par site. De quelque 1 500 ventes en 2021, le fondateur veut passer à 2 500 cette année.

 

A la faveur d'un accord taillé sur mesure par un partenaire pour les besoins de l'enseigne, Bye Buy Car peut couvrir des véhicules d'occasion âgés de 15 ans et ayant 200 000 km au compteur dont le contrôle technique est irréprochable. Une recette de cuisine que Maxime Beyet garde jalousement pour lui. Mais cela lui inspire d'autres desseins : "notre futur actionnaire pourrait être un spécialiste de l'entretien et de la réparation. Ainsi, nous pourrions être encore mieux armés pour satisfaire les clients". L'hameçon est lancé.

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