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Quand le VN fait perdre la tête au VO…

Publié le 3 mars 2006

Par David Paques
8 min de lecture
La surproduction chronique des constructeurs a fait déferler en fin d'année dernière une ondée de remises commerciales sur le marché des véhicules neufs. Un coup dur porté à un marché du VO déjà ballotté par l'arrivée de modèles à bas prix et bousculé par une conjoncture des moins avantageuses....
...2005 a semble-t-il vu le VN retrouver de son attractivité au détriment des véhicules d'occasion récents et autres 0 kilomètre. On le disait porteur, on le savait riche et véritablement alternatif au marché du VN, mais le VO a montré l'an dernier les limites de ses capacités concurrentielles. Bien qu'annoncé comme potentiellement croissant, le marché 2005 du véhicule d'occasion a, en effet subi des pressions qui ont stoppé son évolution. La faute à qui ? Beaucoup désigneront le VN comme un des éléments clés pouvant expliquer la stagnation du marché VO. En 2005, ce dernier s'est précisément porté à 5,83 millions d'immatriculations, en recul de 1,1 % par rapport à l'année précédente. Evolution inverse d'un marché VN en croissance, quant à lui, de 2,5 %. Pour être précis, il s'agit d'ailleurs de faire le distinguo entre VN et VO récents, puisque, s'il y a hésitation de l'acheteur, elle se situe ici. Face à cette croissance du marché VN en 2005, s'oppose alors non plus une stagnation, mais une baisse de plus de 6 % des VO de moins d'un an, à moins de 520 000 immatriculations. Comment l'expliquer ? Une offre VN discountée Premier élément de réponse : la surproduction des constructeurs. "Aujourd'hui, il y a une suroffre évidente. Les chiffres tendent, en effet, à prouver qu'il existe 10 % de VN en trop sur le marché européen, ce qui, ramené au marché français, correspond à peu de chose près à 200 000 véhicules", explique Dominique Allain, directeur d'Eurotax Glass's. Conséquence logique : les constructeurs rivalisent d'offres commerciales pour écouler les stocks. Et les tarifs attrayants du neuf rendent les VO récents moins intéressants. "Au dernier trimestre, notamment, nous avons assisté à un vrai massacre du marché VO", témoigne à son tour Jérôme Martin, P-dg de Parcours. Lorsque [...]

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