S'abonner
Constructeurs

Thomas Dubruel, Dacia : "Le particulier est notre coeur de métier"

Publié le 22 décembre 2021

Par Catherine Leroy
5 min de lecture
Depuis un an, Thomas Dubruel dirige la direction du commerce France de Dacia. Le bilan de cette année 2021 s'avère plus que positif pour la marque, avec des volumes en hausse, un panier moyen plus élevé et une part de marché désormais évaluée à 7,6 % dans l'Hexagone.
Thomas Dubruel, directeur du commerce France de Dacia.
Thomas Dubruel, directeur du commerce France de Dacia.

 

Au 21 décembre 2021, les derniers chiffres AAA Data placent Dacia à la 4e place du marché français avec une part de marché de 7,6 %. En comparaison avec 2019, la marque est l'une des rares à avoir gagner du terrain, puisqu'à la même date, en 2019, Dacia détenait 6,3 % des immatriculations.

 

Mieux encore, alors que le marché global chute de 30,5 % (toujours à la date du 21 décembre 2021), Dacia ne perd "que" 9,14 % en volume, soit l'une des baisses les plus faibles, juste après celle de Toyota. "Dans un contexte très difficile que nous connaissons tous, Dacia réalise une bonne année. A fin novembre, les immatriculations sont en progression de 27 % et notre part de marché sur le canal des particulier atteint 14,5 % avec des volumes en croissance de 25,8 %", explique Thomas Dubruel, directeur du commerce France de Dacia depuis février 2021.

Championne des ventes à particulier

 

C'est l'autre caractéristique de Dacia en France : son excellente tenue de route sur le marché des particuliers. Une clientèle qui pourtant ne fait plus les beaux jours du marché automobile et qui surtout se réduit chaque année.

 

Dans l'Hexagone, au bilan 2021, le canal des particuliers devrait peser à peine 43 % des véhicules mis à la route. Mais Dacia raconte une autre histoire. Même en ce temps de désaffection, la marque immatricule presque 83 % de ses véhicules avec les particuliers.

 

"Le client particulier est notre cœur de métier. Nous avons une promesse client forte et unique où nous lui proposons l'essentiel, ni plus ni moins, au meilleur niveau de prestations et de prix. Et pourtant, nous avons tourné la page du low cost, notre message a changé. Mais nous restons quand même un achat malin. 60 % des Sandero commercialisées le sont dans la version Stepway, proposée à 14 000 euros", poursuit Thomas Dubruel.

 

La Dacia Spring a été la voiture électrique la plus vendue en France en novembre 2021.

 

De fait, la Sandero est le modèle le plus vendu à particulier en France sur l'année 2021 et le Duster, dont les ventes ont été relancées par l'intégration de la boîte automatique, se positionne à le 6e place. Sur le seul mois de novembre, la Spring s'affiche comme le modèle électrique le plus vendu en France. "Sur le segment de l'électrique, nous proposons l'offre la plus accessible du marché à 12 400 euros bonus écologique déduit", précise le directeur du commerce France de Dacia.

 

Un tiers des immatriculations en GPL

 

Avec son arrivée sur le segment de l'électrique, Dacia complète une offre qui était bien diversifiée avec le GPL. D'ailleurs, 30 % des immatriculations de la marque se réalisent avec cette motorisation ou plutôt en bicarburation essence-GPL qui lui procure une autonomie de 1 200 km, une vignette Crit'Air 1 et une protection contre les restrictions de circulation des futures ZFE et une carte grise à 0 euro ! Des atouts indéniables en temps d'inflation dans les tarifs des constructeurs.

 

Lire aussi : Marc Bruschet, CNPA : "Nous arrivons à la limite de l'acceptation sociale du prix de la voiture neuve."

 

La prochaine étape sera d'intégrer l'hybridation dans la gamme. D'ailleurs, celle-ci devrait faire son entrée sur le Jogger, nouveau véhicule sur le segment de la voiture familiale, abritant 2 à 7 personnes. La commercialisation de ce nouveau véhicule débutera en mars même si les commandes sont ouvertes depuis le début du mois de décembre. L'hybride, en revanche, ne sera proposée qu'à partir de 2023.

 

Un réseau satisfait

 

Les résultats ne peuvent que séduire les distributeurs plutôt enclins à grimacer en ces temps de pénurie et d'objectifs quasi-inatteignables.

 

Lire aussi : "En difficulté, les distributeurs automobiles cherchent un soutien auprès de l'Etat"

 

Adepte du prix fixe, sans remise, ce dont rêvent tous les constructeurs automobiles actuellement, Dacia ne peut que réjouir son réseau de distribution. 2021 se solde avec des volumes de vente en croissance et un prix moyen en hausse sous l'effet d'un mix de vente plus élevé. Mais surtout cette stratégie de prix fixe permet à la marque d'évoluer, au gré des clients, du digital au point de vente et du point de vente au digital, sans accrocs. Cette stratégie de prix nets, qui a étonné à l'origine de la marque, sert efficacement ses intérêts à ce jour.

 

"Le réseau de distribution reste au centre de la stratégie du groupe. Nous n'avons pas de volonté de changer note modèle de distribution, ni la structure du réseau", affirme Thomas Dubruel. Trois types de point de vente cohabitent en France : 300 corners, 150 showrooms détachés et 100 Dacia Box environ. Chacun de ces formats est à l'origine d'un tiers des ventes. Difficile de modifier à ce jour une organisation plutôt efficiente.

 

Si l'année 2022 devrait encore subir les effets de la pénurie de semi-conducteurs, la marque avance un portefeuille de commandes garni de 3 mois de vente. Dacia devrait poursuivre sur sa lancée.

 

Partager :

Sur le même sujet

Laisser un commentaire

cross-circle