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Constructeurs

Renault renforce ses positions sur le marché automobile

Publié le 2 avril 2026

Par Catherine Leroy
3 min de lecture
Dans un marché automobile français quasi stable sur le premier trimestre 2026, les transformations s'accélèrent. Retour des particuliers, envolée de l’électrique et montée du coût d’usage redéfinissent les équilibres, au bénéfice de la marque française.
En mars 2026, la Clio 6 monte sur la première marche du podium du marché français.
En mars 2026, la Clio 6 monte sur la première marche du podium du marché français. ©Clément Choulot/DPPI

Derrière un marché français globalement stable (-1 % VP + VU), les lignes bougent rapidement. Pour Guillaume Sicard, directeur général de Renault France, il faut regarder au-delà de l’agrégat : "On est sur un marché globalement stable, mais qui montre des signes structurels assez forts".

 

Trois tendances se dégagent nettement : la progression du retail, la bonne tenue du véhicule utilitaire et l’accélération spectaculaire de l’électrification.

 

Les ventes aux particuliers se redressent

 

Avec une hausse de plus de 2,4 %, le canal des particuliers redevient un moteur. Un signal important compte tenu de sa faiblesse depuis 2020. Sur le premier trimestre 2026, le canal des particuliers pèse 45,7 % du marché global.

 

Pour la marque Renault, ce mix passe à 47,8 %. "Sur cette catégorie de clientèle, nous disposons d’une part de marché de 19,5 %. Ce sont deux points supplémentaires par rapport au premier trimestre 2025 et c’est notre meilleur trimestre en retail depuis 2012", souligne Guillaume Sicard.

 

Mais cette dynamique ne traduit pas un retour à l’euphorie. Elle reflète plutôt un marché plus sélectif, où les clients arbitrent davantage en fonction du coût global.

 

L’électrique accélère…

 

La dynamique la plus marquante pour la marque française reste celle du véhicule électrique. Avec des immatriculations en hausse de presque 50 % sur le premier trimestre et de 70 % en mars, le mix électrique en France atteint désormais 27,9 % du marché.

 

Dans ce contexte, Renault tire également son épingle du jeu. Sa part des ventes en 100 % EV frôle les 32 %, toujours sur le trimestre. Mais cette croissance repose encore largement sur des facteurs exogènes.

 

Guillaume Sicard le reconnaît : "Nous observons un impact très fort du contexte géopolitique et de la guerre au Moyen-Orient avec la flambée des prix des carburants", auquel s’ajoute "un effet d’entraînement avec les opérations commerciales".

 

 

Une dynamique visible également sur le segment des voitures d’occasion. Sur le seul mois de mars 2026, le réseau Renault aurait ainsi doublé le niveau des commandes pour les modèles d’occasion électriques. Cette performance globale repose largement sur l’offre de la marque qui répond aux attentes des clients.

 

Le coût d’usage est devenu central, dans un contexte de volatilité énergétique, et "l’électrification renforce la stabilité du coût d’usage", souligne Guillaume Sicard.

 

Le lancement de la Twingo électrique à un prix d’entrée de 13 750 euros (aide CEE déduite) marque une étape clé dans cette stratégie.

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