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Constructeurs

Opel Mokka : retour gagnant

Publié le 25 mai 2021

Par Christophe Jaussaud
4 min de lecture
Disparu du catalogue depuis fin 2019, le Mokka revient enfin dans les showrooms. Une nouvelle génération, produite en France, qui sonne l’opération reconquête d’Opel sur un segment B-SUV en croissance constante.
Le nouvel Opel Mokka est produit dans l'usine française de Poissy (78).
Le nouvel Opel Mokka est produit dans l'usine française de Poissy (78).

 

Le nouveau Mokka est enfin là ! En effet, voilà bientôt un an, c’était le 24 juin 2020, que le voile a été levé sur le dernier SUV ur­bain d’Opel. De longs mois d’attente, après son retrait du catalogue fin 2019 pour cause de CO2, pour enfin toucher du doigt un modèle très important pour la marque et le réseau car il a représen­té jusqu’à 18 270 immatriculations en 2015, sa meilleure année en France.

 

Mais depuis, c’est la descente aux enfers avec 7 516 unités en 2018, 2 505 en 2019 et aucune en 2020, alors que le segment B‑SUV était en pleine croissance dans l’Hexagone et plus généralement en Eu­rope. À l’échelle du continent, ces SUV urbains sont passés de 9,6 % des ventes en 2016 à 17,1 % en 2020. Et la source de croissance n’est pas encore tarie avec une part de marché de 18,1 % attendue en 2021. Dans ce contexte, Opel France vise 12 000 unités en année pleine, dont 35 % sur le canal BtoB, où les versions thermiques pèseront encore 4 000 des 4 650 exemplaires escomptés. Le reste de ce volume étant dévolu au Mokka‑e, la variante 100 % électrique du modèle.

 

Deuxième offre sur ce segment B‑SUV avec le Crossland, cette génération du Mokka repose sur la plateforme CMP multi‑énergie de l’ex‑groupe PSA, comme son cousin 2008 chez Peugeot. Il s’agit du quatrième VP qu’Opel dé­veloppe sur une base française, après les Crossland, Grandland et Corsa, et pour la quatrième fois, le produit frappé du blitz est plus convaincant que ses cousins.

 

De 0 à 139 g/km de CO2

 

Plus court que la génération précé­dente (4,28 m) avec ses 4,15 m, le SUV Opel est aussi plus aérodynamique avec un Cx de 0,32 contre 0,35 aupa­ravant, ce qui représente un gain de 9 g/km de CO2. Il est aussi plus léger de 120 kg, plus rigide de 15 %, mais perd en revanche la possibilité d’offrir quatre roues motrices.

 

Sous le capot, le Mokka joue sur tous les terrains. Aux deux blocs 3 cylindres 1.2 essence, de 100 et 130 ch, ce dernier étant éga­lement disponible en BVA, s’ajoute une variante 1.5 diesel de 110 ch. Les émis­sions de CO2 de la gamme essence s’échelonnent de 124 à 139 g/km, alors qu’elles sont de 114 à 118 g/km pour le diesel. Pas de surprise pour la version 100 % électrique, qui reprend l’archi­tecture PSA avec un moteur électrique de 100 kW (136 ch) et une batterie de 50 kWh qui encaisse la recharge rapide jusqu’à 100 kW. De quoi offrir, selon le cycle mixte WLTP, une autonomie de 324 km.

 

Vizor : une identité réussie

 

Le Mokka cuvée 2021 est aussi le ma­nifeste du nouveau langage stylistique imaginé par les designers du blitz. Il est symbolisé par l’Opel Vizor, cette face avant épurée et caractéristique inspirée de la Manta A, une icône de la marque dans les années 70. S’ajoute à ces lignes une large palette d’éléments person­nalisables. Même chose à l’intérieur, où Opel a joué la simplicité avec deux grands écrans qui entourent le poste de conduite. Celui de l’instrumentation peut atteindre 12’’ et celui placé au centre, pour l’infodivertissement et la connecti­vité, est de 10’’. Quelques boutons essen­tiels subsistent dans la partie basse de la console centrale, pour plus de praticité. Enfin, au chapitre des Adas, le SUV em­barque 16 systèmes d’aide et de sécurité.

 

Ce nouveau Mokka est bien né et sera pour Opel une arme essentielle dans la reconquête des parts de marché perdues depuis 3 ans. Il est également l’un des rares SUV urbains produits en France, avec les Toyota Yaris Cross et DS3 Cross­back avec qui il partage l’usine de Poissy.

 

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