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Constructeurs

Mercedes commercialise son système autonome de niveau 3

Publié le 9 mai 2022

Par Damien Chalon
3 min de lecture
Les modèles haut de gamme de Mercedes, la Classe S et l'EQS, peuvent être équipés d’un système de conduite autonome de niveau 3 en Allemagne. Cela signifie qu’ils peuvent évoluer sans intervention humaine dans certaines situations.
Les Mercedes-Benz Classe S et EQS peuvent être équipées d'un système de conduite autonome de niveau 3 en Allemagne.

Regarder un film quand ça bouchonne sur l'autoroute : c'est que va permettre le système "Drive Pilot" de Mercedes-Benz commercialisé à partir de la mi-mai en Allemagne, devançant Tesla sur le créneau compétitif de la conduite autonome dite de "niveau 3".

 

Le système, qui autorise à lever les mains du volant et détourner son regard de la route dans certaines situations, sera proposé aux acheteurs des deux modèles les plus chers de la marque allemande, la Classe S et son pendant électrique EQS, pour 5 000 et 7 430 euros hors taxes respectivement, selon un communiqué.

 

"Drive Pilot" tel qu'il sera vendu ne peut cependant conduire le véhicule sans intervention humaine que dans certaines situations précises : en cas de fort trafic sur les autoroutes, avec une vitesse maximale de 60 km/h.

 

Se détendre ou travailler

 

Le dispositif prévoit que le conducteur puisse consulter des mails, naviguer sur internet ou regarder un film sur l'écran central de la voiture. "Les clients peuvent se détendre ou travailler", note Mercedes-Benz.

 

Mais le pilote doit être à tout moment en capacité d'intervenir en moins de dix secondes si le système le lui demande. Dans le cas contraire, la voiture s'arrête automatiquement "de manière sécurisée".

 

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Pour analyser son environnement et décider des manœuvres, l'EQS et la Classe S s'appuient sur un grand nombre de capteurs, dont un système LiDAR (télémétrie laser) de l'équipementier Valeo, qui a été le premier au monde à en produire à une cadence industrielle.

 

Après l'Allemagne, la Californie et le Nevada

 

De l'aide à la conduite aux voitures sans pilote, le degré d'autonomie d'un véhicule comprend cinq niveaux. Chez Tesla, la conduite autonome commercialisée actuellement est de "niveau 2" et nécessite un conducteur attentif à tout moment, supervisant les opérations de l'ordinateur de bord.

 

L'entreprise d'Elon Musk, pionnière de la mobilité électrique et autonome, est par ailleurs sous le feu des critiques du régulateur américain, qui lui reproche d'avoir ignoré ses recommandations sur le système d'aide à la conduite.

 

Mercedes-Benz avait obtenu en décembre dernier la première homologation mondiale pour commercialiser des véhicules hautement autonomes conformes à la norme UN-R157, là où la législation locale l'autorise. Après l'Allemagne, le constructeur dit vouloir obtenir "d'ici la fin de l'année" l'autorisation de commercialisation en série en Californie et au Nevada.

 

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L'Allemagne est pionnier européen de la conduite autonome : depuis 2017, la conduite de niveau 3 y est autorisée. Le constructeur Audi a pensé intégrer cette technologie sur son vaisseau amiral, l'A8, avant de se rétracter.

 

Fin 2020, le Japon est devenu le premier pays au monde à homologuer un système autonome de niveau 3 sur la voie publique, intégré sur une Honda Legend, commercialisée en série limitée au printemps 2021. Le groupe Stellantis prévoit de son côté de mettre en œuvre en 2024 son premier système de niveau 3, développé avec BMW. (avec AFP)

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