Leasing social : un vrai gain pour les ménages modestes

Après une première édition marquée par un engouement massif, le leasing social version 2025 s’est installé dans un contexte plus contraint : aide maximale réduite à 7 000 euros, enveloppe budgétaire mieux maîtrisée, objectif de 50 000 dossiers à atteindre progressivement. Si le débat public s’est beaucoup focalisé sur son coût pour les finances publiques et son calibrage, une question reste peu documentée : qu’apporte réellement le dispositif aux ménages qui en bénéficient ?
Une étude réalisée par l’Institut mobilités en transition apporte une réponse chiffrée. Son verdict est clair : pour les ménages éligibles, le leasing social représente un avantage économique tangible, y compris par rapport au marché de l’occasion, qui constitue pourtant leur principal terrain d’achat.
Des ménages exclus du neuf
Entre 2020 et 2024, les prix des véhicules neufs ont progressé de 24 % en moyenne. Une hausse qui a progressivement évincé les classes populaires et moyennes du marché du neuf. En 2019, les six premiers déciles de revenus représentaient 43 % des acheteurs de véhicules neufs. En 2024, ils n’étaient plus que 31 %.
Pour déterminer si le leasing social offre un réel intérêt pour ces ménages contraints, l'Institut mobilités en transition a comparé le coût total de possession d'une Renault 5 en leasing social par rapport à celui d'une Clio thermique neuve ou d'occasion. Le bilan montre un réel intérêt pour la première version. La R5 en leasing social coûte en moyenne 38 % de moins qu’une Clio neuve, 12 % de moins qu’une Clio d'occasion âgée de 6 ans, 11 % de moins qu’une Clio de 10 ans et 7 % de moins qu’une Clio de 15 ans.
Des économies d’usage déterminantes
L’écart se creuse encore lorsque le kilométrage augmente. Or, les ménages éligibles parcourent en moyenne 14 000 km par an, principalement pour des trajets domicile-travail.
Les dépenses énergétiques sont deux à trois fois inférieures à celles d’un modèle thermique équivalent, grâce à la recharge majoritairement effectuée à domicile. L’entretien est également moins coûteux, du fait d’une mécanique simplifiée et de la garantie constructeur. Certes, l’assurance est plus élevée et l’installation d’une borne représente un investissement. Mais ces surcoûts restent largement compensés par les économies réalisées sur le carburant et la maintenance.
En moyenne, l’économie annuelle atteint 2 500 euros par rapport à l’achat d’une Clio neuve, 500 euros face à une Clio récente d’occasion et 300 euros face à un modèle plus ancien.
En 2025, le dispositif était réservé aux ménages dont le revenu fiscal par part de référence était inférieur à 16 300 euros et qui utilisaient leur voiture pour aller travailler.
Dans les prochains jours, la version 2026 de cette aide, qui devrait se dérouler au premier semestre, devrait être dévoilée par le gouvernement.
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