La Mini E, en 2008, avait laissé penser que la citadine d’origine britannique aurait un futur électrique. Une phase de test, avec 650 véhicules mis à la route dans le monde, donnera finalement naissance à la BMW i3 en 2013. Il aura donc fallu attendre 2020 pour prendre le volant de la première Mini 100 % électrique : la Cooper SE. Fruit d’une expérience certaine, cette Mini a été "construite pour un usage urbain", souligne la marque. Elle n’est pas la mieux-disante sur certains aspects, mais propose un équilibre entre autonomie, temps de recharge et poids. Dotée d’un moteur électrique de 184 ch, offrant 270 Nm de couple, et d’une batterie de 32,6 kWh, cette Cooper SE affiche une autonomie comprise entre 235 et 270 km en cycle NEDC corrélé (225 à 234 km en WLTP).
Contrairement à l’i3s, qui donne beaucoup d’organes à la Cooper SE comme le moteur ou l’électronique de puissance, les cellules de la batterie sont signées CATL pour la britannique, alors que le fournisseur est Samsung pour la bavaroise. L’autonomie proposée est suffisante pour une moyenne inférieure de 45 km par jour constatée durant le programme Mini E de 2008. De ce fait, pas besoin de jouer la surenchère pour les kilowattheures embarqués, ce qui permet de limiter le coût, le temps de recharge et le poids de l’ensemble pour conserver la philosophie de conduite chère à la marque. Avant d’être électrique, cette Cooper SE doit rester une Mini. Alors, elle n’a pas vocation à répondre à tous les usages, son monde est la ville.