La fin des pré-carrés !

Le 5008 en bref
Segment de marché : Objectif : 25 à 30 000 unités Principaux concurrents De 24 400 à 31 250 euros (Diesel) |
Le fameux "un groupe, deux marques", lancé par Jean-Martin Folz le 2 octobre 1997, au lendemain de son arrivée à la tête de PSA, est aujourd'hui une réalité. Peugeot dispose, enfin, d'une offre de généraliste avec le 3008 et aujourd'hui le 5008. Quant à Citroën, même si ce n'est pas aussi déterminant pour elle, la marque aux chevrons a maintenant le droit de développer et de commercialiser des breaks. La future C4 devrait ouvrir le bal. La politique des plates-formes, initiée en 1998 par Jean-Martin Folz, s'accentue encore aujourd'hui en répondant toujours au même schéma : une Peugeot et une Citroën doivent partager au minimum 60 % de leur prix de revient. Si tout cela paraît plus que logique et même vital dans l'industrie automobile d'aujourd'hui, il est plus difficile de comprendre pourquoi Peugeot s'est si longtemps privé d'une telle manne. Les monospaces compacts représentent 8 % du marché européen (plus d'un million d'unités) dont 13,3 % du marché français (plus de 270 000 immatriculations en 2008). Jusqu'à présent, enfin jusqu'en avril dernier, avec l'arrivée du 3008, Peugeot ne couvrait que 70 % du segment M1. Segment qui pèse plus de 30 % des ventes à l'échelle du continent comme en France. Le lion veut donc rattraper le temps perdu et sa stratégie de couverture du segment M1 avec un crossover et un monospace semble payante, une stratégie inverse de celle de Citroën ou Renault qui proposent deux versions de monospaces. En effet, le 3008 pulvérise toutes les prévisions internes. Le constructeur annonce être à 150 % de l'objectif. En France, depuis le lancement, cela représente déjà plus de 20 000 commandes et 19 800 immatriculations à fin novembre. Le trend mensuel de prise d'ordre oscille entre 3 000 et 3 500 (3 295 en novembre), avec parfois un pic à 4 000 unités, alors que le constructeur avait tablé entre 2 000 et 2 200. Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, le cœur des ventes de 3008 affiche un prix moyen compris entre 26 et 27 000 euros. Un bol d'air pour Peugeot et son réseau. Le 5008 arrive donc dans un contexte plutôt favorable, même si Christophe Bergerand précise immédiatement que les clients seront différents comme leurs budgets. Ceci étant, les ambitions restent de mise et le directeur du commerce Peugeot pour l'Hexagone espère réaliser un volume compris entre 25 et 30 000 unités avec ce monospace compact, dont 40 % à sociétés ou administrations. Ainsi, pour 2010, ces nouvelles Peugeot du segment M1 devraient totaliser près de 60 000 exemplaires soit environ 20 % de parts de segment. Peugeot ressort donc ses griffes, mais le 5008 a-t-il les moyens de ses ambitions ?
Un gros travail sur la structure et sa rigidité
QUESTIONS ÀArwa Beaulieu, Chef de produit 5008/3008/3008 HY. "Valoriser le conducteur" Journal de l'Automobile. Qu'est-ce qui différencie le 5008 de ses concurrents ? |
QUESTIONS ÀMartial Jeanguenin, synthèse client Peugeot, prestations véhicule. "Procurer un vrai plaisir de conduite" Journal de l'Automobile. Quel a été le cahier des charges pour cette entrée de Peugeot sur le segment des monospaces compacts ? JA. Comment se traduit cette "patte" Peugeot ? JA. En parlant de monospaces dans le groupe PSA, nous pensons inévitablement à Citroën. Quels sont les points communs et les différences avec le C4 Picasso ? |
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