S'abonner
Constructeurs

Genève veut rester un salon automobile

Publié le 3 septembre 2021

Par Christophe Jaussaud
2 min de lecture
Le célèbre salon suisse se tiendra bien en 2022 mais dans une configuration dictée par la pandémie, notamment avec une jauge de 10 000 personnes dans le Palexpo. De plus, Genève fait le pari de rester un salon automobile.
Après les annulations en 2020 et 2021, le salon de Genève se tiendra bien en 2022.
Après les annulations en 2020 et 2021, le salon de Genève se tiendra bien en 2022.

Après deux annulations en 2020 et 2021, le salon de Genève va revenir prudemment en 2022 avec une édition réduite, a déclaré son directeur général Sandro Mesquita à l'AFP. Ce rendez-vous majeur du secteur, qui réunit habituellement plus de 600 000 personnes, devrait en accueillir la moitié en 2022, selon le directeur général, qui a pris la tête du Geneva International Motor Festival (GIMS) en 2020.

 

Ce scénario "extrêmement conservateur" prend en compte les précautions liées à la pandémie, qui limitent l'accès aux personnes vaccinées, testées ou guéries, et imposent une jauge de 10 000 personnes en même temps dans le Palexpo de Genève.

 

A lire aussi : Le salon de Genève s'exporte au Qatar

 

Le GIMS veut cependant rester "un salon populaire", où le "visiteur est aussi un acteur", avec des animations, des zones d'essais et de débats ouvertes au public, ainsi qu'un espace dédié aux jeux vidéo, a précisé Sandro Mesquita. Face à l'urgence écologique et la mutation du secteur, "on considère que l'automobile fait toujours rêver", a souligné le directeur général du GIMS.

 

On sent que les marques ont envie de revenir sur des plateformes physiques, mais elles vont être sélectives Sandro Mesquita, directeur général du GIMS

 

Tandis que le salon de Francfort s'est déplacé cette année à Munich avec un concept ouvert à toutes les mobilités, et que la grand-messe américaine de Detroit est en perte de vitesse face au salon de l'électronique de Las Vegas, le GIMS veut se démarquer en "restant un salon automobile".

 

"Il n'y aura pas de vélos, de trottinettes, de drones. Ça correspond à notre ADN, à ce que l'on est. Ça correspond aussi à une conviction : il faut une plateforme pour l'automobile", a souligné Sandro Mesquita.

 

La surface du salon a diminué de 20 % par rapport à celle prévue en 2020, et 60 % des surfaces disponibles sont réservées pour le moment. "2022 sera une année de transition, de redémarrage", a précisé le directeur général. "On sent que les marques ont envie de revenir sur des plateformes physiques, mais elles vont être sélectives".

 

Partager :

Sur le même sujet

Laisser un commentaire

cross-circle