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Constructeurs

Entretien avec Jacques Chauvet, directeur commercial Renault France : "Le réseau a très bien compris et accepté le partenariat proposé"

Publié le 7 avril 2006

Par Christophe Jaussaud
10 min de lecture
Le début d'année 2006 est relativement difficile pour Renault en France. Jacques Chauvet, directeur commercial de la marque, revient sur l'activité de ces premiers mois mais surtout sur le travail que Renault et son réseau effectuent en prévision de 2007. Journal...
Le début d'année 2006 est relativement difficile pour Renault en France. Jacques Chauvet, directeur commercial de la marque, revient sur l'activité de ces premiers mois mais surtout sur le travail que Renault et son réseau effectuent en prévision de 2007.
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Le début d'année 2006 est relativement difficile pour Renault en France. Jacques Chauvet, directeur commercial de la marque, revient sur l'activité de ces premiers mois mais surtout sur le travail que Renault et son réseau effectuent en prévision de 2007. Journal...
...de l'Automobile. Comment expliquez-vous la baisse de vos ventes VP de 5,8 % sur les deux premiers mois de l'année ? Jacques Chauvet. Nous évoluons sur un marché artificiel. Il est à la fois poussé par un niveau de promotion élevé et par les ventes tactiques (VD garages, VD constructeurs, loueurs courte durée). Ainsi, à fin février, le marché tactique augmente de 7 % alors que Renault réduit volontairement ce type de ventes de 17 %. Le marché est difficile, moins rémunérateur que par le passé et artificiellement boosté : compte tenu du niveau de confiance actuel des ménages, le marché devrait être plus bas qu'il ne l'est aujourd'hui.  JA. Que représentent les ventes tactiques ? JC. Les ventes tactiques en 2005 ont représenté environ 25 % du marché. Un chiffre valable chez Renault également, avec toutefois une pénétration plus forte sur le marché des loueurs courte durée. Depuis le début de l'année, nous réduisons ces ventes. Nous décidons en fonction de la rentabilité de ces ventes mais aussi du coût de revente de ces VO en buy-back. Nous visons un rééquilibrage en faveur des clients particuliers et des flottes d'entreprises. Renault bénéficie d'une pénétration assez forte en entreprises que nous essayons de maintenir tout en étant raisonnables sur nos tarifs. Quelquefois, lorsque la concurrence est trop féroce et destructrice de profit, nous préférons nous retirer de l'appel d'offres. Il n'y a pas de ventes Renault non rentables sur le marché français. JA. L'année 2006 semble placée sur le signe de la guerre des prix, quel rôle va jouer Renault dans cette bataille ? JC. Nous souhaitons privilégier la rentabilité par rapport à la part de marché. Cette dernière est certes la mesure de notre capacité à satisfaire les clients, mais nous ne ferons pas de surenchères si la rentabilité n'est pas au rendez-vous. Nous voulons défendre le niveau de performance de Renault mais nous ne pousserons pas le niveau de promotion. C'est du réglage fin. Nous voulons défendre un niveau de volume nécessaire à notre rentabilité et nous essayerons, avec notre réseau, de définir les efforts qu'il faut consentir. Il est clair qu'il y a des appels d'offres de flottes, de petites ou grandes sociétés, auxquels nous ne donnons pas suite car le niveau de rentabilité n'est plus suffisant. Nous resterons pragmatiques, nous ne serons [...]

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