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3 000 emplois créés à Onnaing

Publié le 28 mai 2004

Par Alexandre Guillet
7 min de lecture
Près de trois ans après son inauguration officielle, l'usine Toyota d'Onnaing reste l'objet de multiples attentions. Parce qu'en créant plus de 3 000 emplois, elle a insufflé un vent d'optimisme dans une région sinistrée. Parce qu'elle s'apparente à un lieu-laboratoire pour la rencontre de deux...
Près de trois ans après son inauguration officielle, l'usine Toyota d'Onnaing reste l'objet de multiples attentions. Parce qu'en créant plus de 3 000 emplois, elle a insufflé un vent d'optimisme dans une région sinistrée. Parce qu'elle s'apparente à un lieu-laboratoire pour la rencontre de deux...
Près de trois ans après son inauguration officielle, l'usine Toyota d'Onnaing reste l'objet de multiples attentions. Parce qu'en créant plus de 3 000 emplois, elle a insufflé un vent d'optimisme dans une région sinistrée. Parce qu'elle s'apparente à un lieu-laboratoire pour la rencontre de deux...
...cultures éloignées. Parce que ce projet rapidement autoproclamé "réussite" a connu, et connaît toujours, de menus réajustements. En décembre 1997, Toyota annonce officiellement le choix de Valenciennes pour l'implantation du site de production de la Yaris. Au terme de longues négociations avec l'Etat français et de tractations en tous genres avec les partenaires locaux et industriels, le projet de la "french voiture" prend forme. Un projet qui rime avec fol espoir pour toute une région. En effet, en dépit d'une première éclaircie avec l'ouverture de l'usine PSA Peugeot- Citroën à Sevelnord en 1994, le Valenciennois reste englué dans le marasme économique. Depuis l'orée de la décennie 70, la fermeture des mines de charbon et des usines sidérurgiques, ainsi que l'affaissement du secteur textile ont eu des effets dévastateurs sur le front de l'emploi. Le taux de chômage de la région flirte alors dangereusement avec les 23 % et son équilibre social s'en trouve endommagé. La décision de Toyota d'élire domicile à Onnaing est donc logiquement accueillie avec une clameur enthousiaste par les habitants du district. "Toyota à Valenciennes, c'est notre Airbus à nous !", s'enflamment quelques élus locaux. La manne des emplois directs, estimés à cette date entre 1 600 et 2 000, est en effet significative, sans oublier les emplois indirects induits par l'activité de Toyota. Le processus de recrutement des employés de l'usine débute dès 1999 et les méthodes utilisées par les dirigeants de TMMF (Toyota Motor Manufacturing France) dépareillent dans notre paysage hexagonal. Les capacités d'innovation et de travail en[...]

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