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Sage et Cogestib : Echange de bons procédés

Publié le 11 novembre 2005

Par Tanguy Merrien
3 min de lecture
Un mois après l'acquisition de Cogestib, éditeur de DMS, le groupe Sage, plus connu dans le domaine des logiciels de comptabilité, revient sur une décision qui a bouleversé la donne dans l'univers impitoyable des SSII dédiées à l'automobile. Avec un logiciel spécialement développé...
Un mois après l'acquisition de Cogestib, éditeur de DMS, le groupe Sage, plus connu dans le domaine des logiciels de comptabilité, revient sur une décision qui a bouleversé la donne dans l'univers impitoyable des SSII dédiées à l'automobile. Avec un logiciel spécialement développé...

...pour les PME et PMI et bien implanté en Europe et aux Etats-Unis, le groupe Sage a su asseoir ses positions dans l'univers de la gestion informatique. D'ailleurs quelle entreprise ne connaît pas, ne serait-ce que de nom, ses logiciels dédiés à la comptabilité, aux ressources humaines ou bien encore à la trésorerie ? Et selon Alain Falck, directeur de la division Métiers et Supports de Sage, les champs d'investigations sont encore énormes pour le groupe dans ce domaine. "En effet, beaucoup d'entreprises ont encore un faible niveau d'équipement en matière de logiciels, quelquefois un simple tableur. De plus, les métiers évoluent et les changements de législation apportent des contraintes supplémentaires pour nos clients. Nous voulons assurer à ces derniers la possibilité de poursuivre leurs métiers, sans s'occuper du reste". Dans ce contexte, pourquoi alors s'orienter vers la distribution automobile, marché fragmenté, en ébullition et inconnu jusqu'à présent pour le groupe, en prenant le contrôle de l'éditeur Cogestib (Voir JA 931/932) ? "La décision est venue naturellement", explique le directeur division Métiers et Support de Sage. "Comme je vous l'ai dit, notre métier est de couvrir les besoins de nos clients en ayant une position horizontale, mais notre objectif est d'avoir également une offre verticale par des acquisitions de sociétés dont la spécialisation est un atout majeur". Evoquant la forte implantation de Cogestib sur son marché et son avance technologique à l'heure des DMS pan-européen et multiconstructeurs, Alain Falck rappelle que le prestataire informatique spécialisé dans les progiciels intégrés "possède une image sérieuse et des produits de qualité".

S'adosser à un grand pour prendre de l'élan, est-ce la meilleure solution ?

Le nouveau règlement poussant à la concentration, les DMS sont devenus les centres nerveux des groupes de distribution automobile aujourd'hui. Les éditeurs doivent donc avoir aujourd'hui la capacité et la surface financière nécessaires pour répondre à ces besoins et accompagner les constructeurs à l'étranger. Un défi international que n'aurait pu développer Cogestib, pourtant déjà implanté chez Renault en Belgique, Peugeot en Suisse ou bien GM en Espagne, sans son affiliation avec Sage. Et pour ce dernier, Cogestib est un gage de crédibilité qui vient s'ajouter à l'offre. "Pour répondre aux constructeurs, il faut une pérennité industrielle et financière. Nous sommes en phase avec Cogestib sur ce point, et notre complémentarité n'en a été que renforcée", reprend Alain Falck, qui prévoit de gagner quelques parts de marché supplémentaires dans l'automobile dans les 3 années à venir. "Nous allons gagner quelques leaderships dans de nouveaux pays européens et être encore plus visibles sur nos marchés".
L'optimisme est donc de rigueur pour le nouveau propriétaire des lieux, quand le scepticisme règne chez certains acteurs du secteur - concurrents mais néanmoins amis - qui se demandent quelle est la pérennité d'une telle démarche, surtout pour Cogestib. Quid de son indépendance et de son avenir en cas d'échec ? Les plus mesurés laissent le temps au temps quand les plus pessimistes prédisent le pire, prenant exemple sur Gedas, filiale informatique de Volkswagen, et vendue en ce moment même aux enchères. 
 
Muriel Blancheton

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