S'abonner
Constructeurs

Suzuki se classe première de la cote d’amour des constructeurs 2021

Publié le 19 novembre 2021

Par Christophe Bourgeois
4 min de lecture
Le réseau Suzuki a plébiscité sa marque. Le japonais se classe en effet premier de la cote d'amour des constructeurs 2021, palmarès organisé par le CNPA.
Suzuki remporte pour la première fois la cote d'amour des constructeurs.
Suzuki remporte pour la première fois la cote d'amour des constructeurs.

Après Seat l’année dernière, c’est au tour de Suzuki  de remporter la première place de la cote d’amour des constructeurs 2021, baromètre réalisé par le CNPA et dont les résultats ont été publiés jeudi 18 novembre 2021.

 

En 2019 et 2020, la marque japonaise avait terminé sur le podium (3ème en 2020), mais pour cette 26e édition, elle obtient la meilleure note, avec 7,59/10 en progression de 0,5 point par rapport à l’année dernière. Cette première place est d’autant plus à saluer que la note moyenne des constructeurs est en baisse de 0,16 point, à 5,18.

 

A lire aussi : le Top 10 des distributeurs Suzuki

 

Suzuki se place en première place sur les critères suivants : la politique commerciale du constructeur, la politique VO en termes d’obligation et de condition du constructeur et le niveau de qualité des VN livrés. En après-vente, le réseau salue le traitement de la garantie, la qualité des outils numériques SAV, le retour après-vente sur défaut de fabrications produit, le prix, la disponibilité et le portage financier des PR, sans oublier la charge administrative demandé par le constructeur et la politique de rémunération.

 

Enfin, le réseau apprécie également l’efficacité des campagnes promotionnelles, des journées portes ouvertes et des outils de CRM mis à leur disposition.

Mini et Kia à la 2ème et 3ème place

 

A la deuxième place de ce palmarès se trouve Mini (comme l’année dernière) avec une note de 7,42. Enfin, belle progression de Kia qui passe de la 8ème à la 3ème place avec 6,69. Arrivent ensuite Dacia, qui avec 6,66 se rapproche du podium et Volvo (6,51) complète le top 5.

 

La première marque française est Renault (11ème, 5,67), suivie par Peugeot (14ème , 5,08). A noter  qu’à part Peugeot, toutes les marques du groupe Stellantis (Jeep, 19ème ; Opel, 23ème ; Citroën, 24ème ; DS, 25ème ;  Fiat, 26ème et Alfa Romeo, 27ème) sont reléguées à la fin du classement avec des notes allant de 3,92 à 3,36. Ce mécontentement généralisé du réseau est notamment dû à la renégociation des contrats et à la pénurie des produits, voire à des gammes en décalage avec le marché ou obsolète, sans réelle perspective.

 

Dans le détail, Kia (6,69), Toyota (6,33) et Renault (5,67) se positionnent parmi les meilleures marques généralistes et Mini (7,42), Volvo (6,51) et BMW (6,20) composent le podium de la catégorie des premium.

 

Stop à l'augmentation des standards

 

Cette étude a été réalisée auprès de 354 responsables de concessions des 27 principales marques distribuées en France. Ils ont été interrogés sur 30 critères qui caractérisent leur relation avec leur constructeur dans six domaines majeurs : vente de voitures neuves, vente de voitures d’occasion, vente de pièces de rechange, réparation, portage financier des stocks par le constructeur, marketing/publicité. Enfin, il a été proposé aux distributeurs d’attribuer, en toute subjectivité, une note sur 10 à leur marque.

 

Par rapport à l’année dernière, des questions complémentaires ont été ajoutées. Et elles sont riches d’enseignement. A la question "Les standards de vos constructeurs ont-ils continué à évoluer entre 2020 et 2021 ?", si 66 % des professionnels ont répondu par l’affirmatif, 100 % d’entre eux ont indiqué que "c’était un frein" à leur développement économique.

 

Des notes en baisse

 

Concernant les objectifs, 69 % des répondants estiment qu’ils ne sont pas en phase avec le marché. Pour autant, ils sont 59 % à être satisfaits de leurs interlocuteurs au sein des constructeurs, mais au final, moins d’un distributeur sur deux (47 %) a réellement confiance dans la marque qu’il distribue.

 

Résultat, cette défiance pousse une note générale qui repart à la baisse ; elle est de 5,18 contre 5,34. Cette note générale traduit encore l’inquiétude grandissante des distributeurs quant à leur avenir. Autre point négatif : la note globale ressentie est, elle aussi, en baisse à 5,04. "En principe, cette note était bien meilleure que la note moyenne par catégorie", peut-on lire dans l’étude. Elle est non seulement en baisse par rapport à l’édition 2020 (5,42), mais elle est aussi en dessous de la note générale (5,18). Une première.

Partager :

Sur le même sujet

Laisser un commentaire

cross-circle