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Distribution

Olivier Roux, président de l’Autodistribution France

Publié le 26 février 2010

Par Tanguy Merrien
2 min de lecture
"La prime à la casse n'a pas éliminé que les vieilles voitures, elle a retiré du parc des véhicules qui sont au cœur de notre marché et cela a un impact important sur notre activité"Un...
... an après son entrée à la tête de l'Autodistribution, le plus important groupement de distributeurs de pièces détachées français, Olivier Roux, son président, a accepté de se prêter au jeu des questions-réponses avec le Journal de l'Automobile. Extraits.

Journal de l'Automobile. Le 1400/2002 prend fin cette année, quelle position adoptez-vous ?
Olivier Roux. J'espère simplement que les décisions qui sont en train d'être prises, aboutiront à la poursuite de la préservation du droit que l'automobiliste a de choisir de faire réparer sa voiture là où il veut. Et donc, pour le réparateur indépendant, qu'il dispose du même accès à l'information technique que le concessionnaire, ou l'agent. Il est capital que les institutions à Bruxelles, et le gouvernement, s'assurent que les règles de la concurrence soient respectées et que ce système continue d'exister. Si jamais on organise les choses de la sorte qu'un seul segment de marché puisse réussir, ce sera, à terme, très mauvais pour l'automobiliste.

JA. Comment vous positionnez-vous sur la question des pièces de réemploi qui ressortent, favorisées par la crise et la prime à la casse ? Etes-vous inquiet à ce sujet ?
OR. La prime à la casse a recréé une situation que j'ai connue dans le passé avec la fameuse "jupette". Quand le gouvernement s'immisce dans le processus de la demande normale, il y a une dislocation qui s'opère, avec des répercussions sur notre marché. L'impact de la prime à la casse se mesure à la part du marché que l'on nous a ôtée. Il y a un ajustement très complexe à faire dans la distribution, et qui sera douloureux, car, lorsque le parc s'ajuste, son environnement est touché, avec notamment de nombreuses pièces qui deviennent, tout d'un coup, obsolètes. Je ne suis pas inquiet, en revanche, sur la question des pièces de récupération parce qu'elles n'entrent pas dans notre segment de marché qui commence lorsque le véhicule atteint ses 4 ans et finit quand la voiture est trop âgée pour que le changement des pièces se fasse dans nos réseaux. En revanche, la prime à la casse n'a pas éliminé que les vieilles voitures, elle a enlevé des véhicules qui sont au cœur de notre marché et cela a un impact important sur notre activité.

Retrouvez l'intégralité de cet entretien en cliquant ici.

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