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Distribution

Messieurs les distributeurs, investissez !

Publié le 11 mars 2005

Par Tanguy Merrien
9 min de lecture
Si la plupart des constructeurs en ont terminé avec le développement de leurs réseaux, certaines marques souffrent encore d'un déficit de représentation. Celles-ci, après une période de restructuration ou une présence récente sur le marché national, se sont lancées dans une phase de recrutement...
...d'investisseurs. A quelques mois de la disparition de la clause de localisation. Nombreux étaient les constructeurs à affirmer il y a encore peu de temps : "Notre couverture territoriale est désormais terminée, les opérateurs d'aujourd'hui seront ceux de demain." Ce constat était certes vrai, mais ne valait pas forcément pour tout le monde. Ainsi, les constructeurs français et les grands importateurs généralistes avaient-ils anticipé le nouveau règlement en se lançant dans de grandes vagues de restructurations, parfois en résiliant à tour de bras et en poussant à la sortie les investisseurs jugés trop peu "viables" selon leurs critères. En effet, les grandes marques généralistes en ont depuis longtemps terminé avec leurs couvertures territoriales et, à quelques exceptions près, ne recrutent plus d'opérateurs pour renforcer leurs réseaux. Peu nombreuses sont les marques pouvant se targuer de couvrir entièrement l'Hexagone à l'image de Renault, Peugeot ou Citroën qui, soit par le biais de leurs opérateurs, soit par celui de leurs filiales, ont leur panneau présent sur tout le territoire national. Et ce, malgré un nombre d'opérateurs relativement concentré (108, 119, 130 investisseurs respectivement). Le constat est le même pour Volkswagen, Ford, Mercedes, BMW et Toyota. A nouveau le sourire pour le réseau Fiat ? Pour Fiat, le constat est quelque peu différent. Après deux années particulièrement difficiles, l'actualité est désormais consacrée à reconquérir les territoires perdus suite aux nombreuses cessations d'activité et autres dépôts de bilan. Ainsi, la marque a récemment confié à Marc Dewitte les secteurs de Dunkerque et de Calais, où Fiat n'était plus présente depuis deux ans et le dépôt de bilan du groupe Franque. Même constat à Meaux où le groupe Touboul a récemment déposé le bilan. Le territoire a rapidement été repris par Jean-Luc del Beato. De nouveaux territoires tels que Angers (49), Maubeuge (59) ou même Monaco ont été "conquis". Après une période noire pour le réseau, celui-ci semble donc retrouver le sourire puisque, en l'espace d'un an, "onz[...]

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