En 2011, 2012 et 2013, de tous les biens, produits et équipements évalués en Europe (près de 60), le marché des voitures d’occasion a constamment reçu la plus mauvaise note dans le tableau de bord de la Commission européenne. Celui-ci classe les marchés de consommation spécifiques selon leurs performances quant à la comparabilité, à la confiance, aux problèmes et plaintes, à la satisfaction, à la possibilité d’échanger les produits et au choix. Il est ainsi apparu que la confiance des acheteurs européens dans l’achat d’un véhicule d’occasion était fortement entamée. Aussi, afin de mieux comprendre et d’identifier les causes de cette défiance, Bruxelles, via le cabinet GFK Belgique, a choisi de questionner les acheteurs de véhicules d’occasion de chaque pays, que les achats aient été réalisés chez les réseaux de marque, les distributeurs indépendants ou via les ventes aux enchères (les ventes de véhicules d’occasion entre particuliers ne sont pas incluses). Plus de 25 000 interviews en ligne ont été réalisées auprès de consommateurs de l’Europe des 28, plus l’Islande et la Norvège, ayant acquis une voiture de seconde main au cours des trois dernières années.
Les réseaux de marque rassurent, les enchères font peur
Le degré de confiance des acheteurs de VO varie fortement selon le canal de distribution. Ainsi, 52 % des consommateurs européens interrogés ont décerné une note située entre 8 à 10 pour désigner leur confiance dans les réseaux de distribution traditionnels. Ils ne sont plus que 32 % à attribuer une note de 8 à 10 pour les acteurs indépendants, 15 % concernant l’achat d’un VO à particuliers et enfin 11 % pour les ventes aux enchères. Les acheteurs de République tchèque (note moyenne de 6,4), de Lettonie (6,6) et du Danemark (6,7) sont ceux qui font le moins confiance aux réseaux de marque. Concernant les distributeurs indépendants, les notes les plus basses ont été observées en Estonie (5,2), en Suède (5,7) et au Danemark (5,8). L’achat d’un VO à particuliers suscite le moins d’engouement chez les Estoniens (4,4), les Suédois (4,5), les Irlandais (4,6) et les Autrichiens (4,6). Enfin, la méfiance envers les ventes aux enchères est particulièrement forte au Luxembourg (3,7) et en Finlande (3,8).