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Pourquoi les flottes ont calé en mars 2024

Publié le 2 avril 2024

Par Damien Chalon
3 min de lecture
Pour la première fois depuis 2022, le marché des flottes a terminé un mois dans le rouge. En mars 2024, les immatriculations de voitures particulières et d’utilitaires légers ont baissé de 6,3 %, à 72 731 unités. Les raisons à cela sont multiples.
marché des flottes mars 2024
La Renault Clio a été le modèle le plus écoulé en entreprise en mars 2024. ©Renault

Cela allait bien finir par arriver. Le marché des flottes a fléchi au mois de mars, après un début d’année 2024 positif et un exercice 2023 de haut vol. Sur le mois écoulé, les immatriculations de voitures particulières (VP) et d’utilitaires légers (VUL) ont reculé de 6,3 %, à 72 731 unités.

 

Cette baisse est la conséquence du coup d’arrêt subi par la catégorie VP. Les mises à la route ont ici baissé de 12,5 %, à 44 767 voitures. Le diesel a poursuivi sa chute (5 818 unités, -37,6 %), imité ce mois par les modèles essence (12 982, -28,8 %).

 

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Même les modèles électriques n’ont pas résisté à la chute. Leurs immatriculations plongent de 9,9 %, à 5 941 unités. La suppression brutale du bonus pour les entreprises en février dernier semble déjà faire son effet.

 

Seuls les véhicules hybrides tirent leur épingle du jeu avec 18 684 mises à la route (+21,1 %), dont 6 872 sont des hybrides rechargeables (+4,7 %). La conséquence est un retour à l’équilibre des immatriculations sur le trimestre par rapport à l’an passé, avec 125 268 voitures immatriculées toutes énergies confondues (+0,2 %).

 

Comment expliquer ce déclin ?

 

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce revers du mois de mars. Le marché des flottes tournait à plein régime depuis très (trop ?) longtemps. Pour le coup, mars 2023 avait été très prolifique pour les voitures particulières avec la 3e meilleure performance de l’année derrière juin et décembre.

 

Comme évoqué précédemment, l’arrêt du bonus n’a pas vraiment aidé au développement des ventes de voitures électriques. Les réactions épidermiques recueillies à la suite de cette décision se matérialisent déjà par un déclin de la catégorie.

 

Ce qui n’a pas aidé les flottes à se maintenir est également la faiblesse des deux cadors du marché sur le mois. Renault a terminé en tête avec 7 892 mises à la route, tout en déclinant de 18,4 %. Peugeot a, pour sa part, dégringolé de 36,2 %, à 6 936 unités. Citroën (-20,3 %) n’a pas été mieux lotie.

 

Les performances de Toyota (+117 %), Mercedes-Benz (+38,3 %) ou Skoda (+37,2 %) n’ont pas permis de compenser ces défaillances. Reste maintenant à savoir si la baisse du mois de mars est un épiphénomène ou une tendance plus lourde.

 

Les VUL dans le vert

 

La bonne nouvelle du mois est en revanche la bonne dynamique qui se poursuit pour les utilitaires légers. Les immatriculations progressent de 5,9 %, à 27 964 unités. Depuis janvier, ce sont 74 801 VUL qui ont pris la route, soit un volume supérieur de 13 % à celui de l’an passé.

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