Une croissance en trompe l’œil du marché VP en février 2019
La croissance de 2,1 % du marché des véhicules particuliers neufs cache en réalité une hausse des canaux tactiques au détriment de celui des particuliers. Décryptage.
En février 2019, le marché du véhicule neuf particulier a été marqué par des performances extrêmement contrastées selon les groupes et les marques. PSA fait tout de même l’unanimité en enregistrant la meilleure croissance.
Les dernières statistiques de l'Acea montrent un recul de 18,3 % des immatriculations de véhicules diesel dans l'Union européenne en 2018, au plus grand bénéfice de l'essence. La part des véhicules électriques atteint 2 % du marché.
Pour le premier mois de l’année, la demande européenne en VUL s’est accrue de 6,1 %. Chacun des cinq plus gros marchés a bénéficié de cette dynamique, selon l'ACEA.
Après la baisse historique de 2018, une première depuis 20 ans, les ventes de véhicules neufs ont à nouveau reculé en janvier 2019 de 15,8 % et seulement 2,37 millions d'unités écoulées.
En 2018, la part du diesel dans les immatriculations européennes de VP est tombée à moins de 36 %. Une chute au profit de l’essence mais aussi, dans une moindre mesure, des motorisations électrifiées dont la pénétration reste cependant faible.
Selon une étude du centre d'observation belge Gocar Data, 30 % des véhicules d'occasion représentant une valeur marchande de 805,2 millions d'euros attendent de trouver preneurs depuis au moins quatre mois.
2019 débute sur une note positive pour le marché des flottes avec 65 338 immatriculations de VL au compteur, un total en progression de 3,4 % par rapport à janvier 2018. Le repli constaté du côté des VP (-2,3 %) est compensé par la forte poussée des VUL (+11,6 %).
Avec un recul de 8 % en janvier à 93 456 unités commercialisées, le marché espagnol enregistre un cinquième mois consécutif de baisse.
Après une fin d'année 2018 difficile, le marché allemand débute l'exercice 2019 avec une baisse de 1,4 %. Le passage au WLTP n'est toujours pas complétement digéré alors qu'une crainte de ralentissement économique pointe.
Après un exercice 2018 en retrait (-0,8 %), le marché du véhicule de seconde main redresse la tête sous l'impulsion des VO récents. En effet, ceux de moins de 4 ans progressent de 15,7 % en janvier.
2019 s'annonçait compliquée pour le marché automobile français, janvier confirme déjà les craintes. Ce premier mois de l’année a été marqué par un repli des immatriculations de 1,1 %. Voici les dix points marquants, selon les données AAA Data.
Pour la première fois depuis 2007, le marché des VUL en Europe a dépassé les deux millions d’unités malgré les derniers mois 2018 plus compliqués.
L'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA), a révélé les principaux chiffres du marché automobile européen du véhicule particulier. En résumé : une stagnation pour cette année 2018, marquée par des performances très contrastées selon les pays et les marques.
Après une bonne année 2018, où les ventes ont progressé de 12,8 %, le marché russe devrait rester bien orienté en 2019 mais avec une croissance moins forte.
Le marché de la seconde main a retrouvé des couleurs en 2018 avec une hausse des transactions de l'ordre de 6,6 % à plus de deux millions d'unités écoulées. Les VO de moins de trois ans ont tiré ce marché avec une progression de 22 % et 440 443 unités.
Tous les voyants sont au vert pour le marché du véhicule industriel. En 2018, ses immatriculations ont affiché une forte croissance, atteignant les 54 500 unités. Porteurs, tracteurs, VUL… tous les segments en ont profité.
Pour la première fois depuis 20 ans, les immatriculations en Chine ont reculé de 5,8 % pour atteindre 22,4 millions de véhicules sur l'année 2018.
Selon l’Observatoire Cetelem, le marché automobile mondial montre des signes d’essoufflement depuis le second semestre 2018. Une méforme qui pourrait déboucher sur une croissance très faible en 2019.
Les ventes de voitures neuves ont chuté de 6,8 % au Royaume-Uni en 2018, à 2,36 millions d’unités. Un déclin lié à l’effondrement de la demande en véhicules diesel, de près de 30 %.
Selon les données AAA Data, le grammage moyen en CO2 des véhicules particuliers neufs vendus en France a atteint 112 g. A l’origine de cette hausse, la combinaison du recul du diesel, du succès des SUV et de l'application du cycle WLTP.
Avec 3,44 millions d'immatriculations en 2018, le premier marché d'Europe a reculé de 0,2 %. Un dernier quadrimestre tronqué par le WLTP explique en partie cette baisse. Pour 2019, les immatriculations devraient rester stables.
Avec un mois de décembre au ralenti (-0,8 %), le marché de la seconde main termine l'exercice 2018 en retrait de 0,8 % totalisant 5,63 millions d'unités. Mais les VO de moins de 5 ans représentent désormais 36 % des transactions.
Passablement perturbé par l’entrée en vigueur du cycle WLTP, le marché automobile a malgré tout terminé l’année en progression de 3 %. Des disparités entre les constructeurs ont toutefois été constatées, certains ayant renforcé leurs positions sur des canaux sains, d’autres ayant eu recours aux immatriculations tactiques.
La tête du classement des véhicules particuliers les plus vendus aux professionnels fait la part belle aux Français, mais aussi aux SUV qui s’imposent désormais largement.
Les immatriculations de véhicules sur le marché des flottes ont grimpé de 3 % en 2018, pour atteindre un niveau record de 818 648 unités. Un bilan positif qui a toutefois été terni par une fin d’année chaotique liée à l’entrée en vigueur du nouveau cycle d’homologation WLTP.
La croissance a été au rendez-vous en 2018 sur le marché des VUL aux professionnels avec, comme traditionnellement, une forte présence des Français et en particulier de Renault.
Avec 117 919 immatriculations cumulées, Peugeot a devancé Renault d’un souffle sur le marché des voitures particulières en entreprises en 2018. Un dépassement qui s’est dessiné dans la dernière ligne droite de l’année.