S'abonner
Constructeurs

Mazda 2 : l’espoir européen

Publié le 6 juillet 2007

Par David Paques
6 min de lecture
A quatre mois de la commercialisation du modèle en France, Mazda levait récemment le voile sur les courbes de sa nouvelle Mazda 2. Taillée pour l'Europe, cette dernière affiche de tout autres atouts que son aînée. Des promesses qui ont le don de rendre la direction commerciale pour le moins...
A quatre mois de la commercialisation du modèle en France, Mazda levait récemment le voile sur les courbes de sa nouvelle Mazda 2. Taillée pour l'Europe, cette dernière affiche de tout autres atouts que son aînée. Des promesses qui ont le don de rendre la direction commerciale pour le moins...
A quatre mois de la commercialisation du modèle en France, Mazda levait récemment le voile sur les courbes de sa nouvelle Mazda 2. Taillée pour l'Europe, cette dernière affiche de tout autres atouts que son aînée. Des promesses qui ont le don de rendre la direction commerciale pour le moins...

...ambitieuse.


A observer ou même à tester la prochaine Mazda 2, il apparaît bien difficile de trouver quelconque filiation avec le modèle actuel. Poursuivant le renouvellement de son offre, le constructeur japonais accélère aujourd'hui la généralisation de son concept Zoom-Zoom à l'ensemble de sa gamme. Après l'arrivée de la Mazda 6, la marque nippone s'est en effet attaquée à son entrée de gamme : la Mazda 2. Et les premiers résultats apparaissent concluants.
Alors que Ford s'éloigne des canons du Vieux Continent avec des modèles Fusion et Fiesta au design insipide, Mazda, autre marque du groupe américain, s'en rapproche avec un certain panache. "Au début, le sens que nous voulions donner au design n'était pas très clair. Nous avons eu beaucoup de projets différents. J'ai finalement pris ma décision à Milan. Le dessin actuel de notre nouvelle Mazda 2 se confondait naturellement dans l'urbanisme européen", explique Ikuo Maeda, designer en chef du modèle. "L'identité du véhicule concilie le Gyo-Shuku et le Yah-Kudo. C'est-à-dire l'homogénéité et le dynamisme", poursuit-il. Ikuo Maeda, qui avait déjà dessiné le modèle RX-8, colle une nouvelle fois dans ce modèle au design DNA, cultivé par le constructeur. La nouvelle Mazda 2, présentée à Genève tient ainsi davantage du concept Sassou, dévoilé au Salon de Francfort 2005, que de sa propre aïeule, toujours en concession. On retrouve en effet les grandes optiques de phares et la calandre du concept, comme ces lignes fluides qui balayent latéralement le véhicule, de la roue avant jusqu'au-dessus des feux arrière. Développé dans le studio européen de la marque, le concept confère ici naturellement au modèle les atouts pour séduire les marchés d'Europe de l'Ouest.

Down-sizing général

"Notre principal objectif reste naturellement de venir prendre position sur le segment B avec une offre significative", affirmait James Muir, président de Mazda Motor Europe, à la sortie de son concept-car. Aujourd'hui, avec l'arrivée de la nouvelle Mazda 2 en concession, le constructeur entérine ses ambitions pour le segment des petites voitures. Un marché sur lequel la marque n'enregistrait pas de francs succès jusqu'à présent. En Europe tout au moins. Pour remplir ses objectifs, Mazda a donc opté pour une baisse générale des propriétés de la voiture.
Dans sa nouvelle version, la Mazda 2 perd ainsi 40 cm de longueur et 55 cm de hauteur par rapport à l'ancienne version. Mais la diminution la plus significative se trouve au niveau du poids. La Mazda 2 perd en effet 100 kg, dont 22 kilos pour la seule structure de caisse, et reste ainsi sous la barre symbolique de la tonne (960 kg). "Dans une tendance globale de prise de poids des différents modèles, la 2 est la seule voiture à perdre du poids", s'enorgueillit Shigeo Mizuno, chef de projet Mazda 2. "Le poids des anciens modèles était un handicap pour les performances du véhicule. En agissant sur le poids de cette nouvelle génération, nous voulions optimiser la vitesse, l'agilité et le freinage. Au final, nous y gagnons en consommation, mais aussi en plaisir de conduite", poursuit-il. L'alliance d'acier et d'aluminium qui compose la structure permet ainsi à cette dernière de faire-valoir sa sveltesse en argument commercial, mais également écologique. Un allégement louable qui ne manque en effet pas d'agir sur les émissions de CO2 du véhicule. La marque promet en effet 129 g/km pour son bloc MZR 1,3 l 75 ch, là où l'ancien 1,2 l affichait un piètre 150 g/km.

Le Diesel pour mars 2008

Pour la sortie planifiée en octobre prochain, Mazda commercialisera trois moteurs essence. Ce bloc MZR 1,3 l 75 ch donc, mais aussi un moteur MZR 1,3 l gonflé à 86 ch, puis un dernier MZR 1,5 l à 103 ch. Il faudra attendre le mois de mars 2008 pour voir débarquer une version Diesel dans les showrooms. Celle-ci devrait alors être dotée d'un bloc 1,4 l turbodiesel développé par Ford en collaboration avec PSA.
Rayon déclinaisons, un modèle trois portes devrait être également commercialisé à l'aube du mois de mai. Un printemps riche pour le modèle, puisque nous devrions également voir une version boîte automatique arriver en France. Disponible au Japon, la marque attendra en effet quelques mois pour la mettre à son catalogue français. Quant au positionnement tarifaire, celui-ci devrait être étalonné sur celui de l'ancien modèle, pour probablement débuter aux alentours de 12 000 euros.
La future Mazda 2 semble se positionner comme une alternative crédible aux outsiders du segment. La marque entend en effet passer des 1 % de parts de marché actuelle à 2,5 % pour 2009. Pour la seule année 2008, Mazda entend en écouler 70 000 unités sur le sol européen.


David Paques


*Nombre d'immatriculations prévues par le constructeur en 2007 en France.





4 QUESTIONS A

Thierry Guillemot, président de Mazda France


"10 000 unités en France en 2009-2010"


Journal de l'Automobile. Qu'attendez-vous de ce lancement ?
Thierry Guillemot. Nous attendons forcément beaucoup de ce modèle. C'est une voiture qui a incontestablement les gènes d'une Mazda. Je pense qu'elle a un potentiel important sur le segment B. D'abord grâce à son design, mais aussi par sa technologie. Avec une hausse des performances et une baisse des consommations. Elle est dans l'ère du temps. Elle allie rationalité et plaisir de conduite.


JA. Quelles sont vos ambitions en termes de volume ?
TG. Nous visons 6 000 unités en année pleine. Sur les six premiers mois de commercialisation, nous n'aurons que les modèles essence. Je m'attends donc à une augmentation des volumes à partir de mars 2008, avec l'arrivée du Diesel. Avec Mazda2, nous espérons dépasser les 1 % de PDM sur le segment B, puis atteindre les 2 %, soit 10 000 véhicules, pour 2009-2010. Avec un mix de 50-50 entre l'essence et le Diesel.


JA. Comment le véhicule est-il accueilli dans le réseau ?
TG. Le réseau est très enthousiaste. Les concessionnaires sont vraiment unanimes sur le design. La sportivité et la bonhomie du véhicule peut aussi bien séduire les hommes que les femmes. C'est un atout. C'est un véhicule à vocation très urbaine, compact, agile, facile à conduire… De manière générale, le réseau se montre d'ailleurs enthousiaste pour notre plan produit. Notamment avec l'arrivée prochaine du CX7.


JA. Cela passe-t-il par une augmentation de votre représentation ?
TG. Non. Notre représentation est optimale. Il faut maintenant passer à une hausse des volumes. Le réseau est en phase d'investissement. Nous avons redéfini nos standards à l'intérieur des showrooms avec notamment un carrelage noir, des murs jaunes, un éclairage renforcé… Aujourd'hui, un tiers du réseau respecte déjà ces standards. Pour la fin de l'année, 100 % des distributeurs devraient être en phase. Les arrivées de la Mazda2 et du CX7 devraient permettre au réseau de rentabiliser ses investissements. Une rentabilité qui est aujourd'hui de 1,8 %.

Partager :

Sur le même sujet

Laisser un commentaire

cross-circle