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Constructeurs

L’autopartage, accélérateur du renouvellement du parc auto

Publié le 17 janvier 2018

Par Alice Thuot
2 min de lecture
Dans son dernier rapport, PwC brosse l’avenir du marché automobile. Un marché où se développera l’autopartage via les véhicules électriques et autonomes, avec pour conséquence une diminution du parc automobile dans les pays développés, mais aussi un renouvellement accéléré.
Dans son dernier rapport, PwC brosse l’avenir du marché automobile. Un marché où se développera l’autopartage via les véhicules électriques et autonomes, avec pour conséquence une diminution du parc automobile dans les pays développés, mais aussi un renouvellement accéléré.
Dans son dernier rapport, PwC brosse l’avenir du marché automobile. Un marché où se développera l’autopartage via les véhicules électriques et autonomes, avec pour conséquence une diminution du parc automobile dans les pays développés, mais aussi un renouvellement accéléré.

 

Le véhicule de demain sera partagée, électrique et autonome. C’est en somme ce qui ressort de la dernière étude de Pwc intitulée "Eascy, The five dimensions of automotive transformation". Premier chiffre marquant : selon le cabinet d’audit, plus d’un kilomètre sur trois se fera en mode partagé d’ici à 2030. Ce développement de l’autopartage ira de pair avec celui des technologies de conduite autonome et électrique puisque, selon les prévisions, 40% des kilomètres parcourus le seront à bord de véhicules autonomes et 55% des nouveaux véhicules pourraient carburer à l'électrique.

 

Résultat de cet essor de la mobilité partagée : Pwc anticipe une baisse du parc automobile dans les pays développés. Ce dernier devrait ainsi chuter de 280 à 200 millions d’unités en Europe et de 270 à 212 millions aux Etats-Unis, toujours d’ici à 2030. Cette nouvelle façon de consommer l’automobile n’impactera en revanche pas la croissance du parc chinois, qui devrait bondir de près de 50% pour atteindre 280 millions d’unités.

 

Davantage d’après-vente et d’immatriculations

 

Le tableau n’est pourtant pas si noir pour l’industrie automobile : si le parc des pays développés diminuerait, le nombre d’immatriculations sur le Vieux Continent devrait en revanche augmenter d’un tiers pour concerner 24 millions de véhicules en 2030. Le parc augmenterait de 20% aux Etats-Unis pour un volume de véhicules neufs de 22 millions en 2030, et de 30% en Chine (35 millions de modèles neufs vendus).

 

Explication de ce phénomène qui semble paradoxal : une hausse du nombre de kilomètres par personne qui entraînera une usure accélérée des véhicules. Selon l’étude, les déplacements personnels pourraient grimper de 23% en Europe d’ici à 2030 pour atteindre 5,88 milliards de kilomètres. Cette progression atteindrait 24% aux Etats-Unis et 183% en Chine.

 

"Les constructeurs devront s'accomoder de marges plus faibles"

 

De bon augure pour les constructeurs et leur réseau qui devront tout de même s’adapter en développant leur panel de services de mobilité, comme l’explique François Jaumain, associé responsable du secteur automobile chez Pwc : "Les constructeurs automobiles et leurs fournisseurs se verront obligés de prendre des décisions capitales dans les années à venir. Ils devront non seulement s’accommoder de marges plus faibles, en raison de la pression des principaux opérateurs de flottes, mais également accroître leurs investissements pour construire de nouvelles usines et répondre aux mégatendances telles que l’électromobilité."

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