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Constructeurs

L'Alliance se réunit à Amsterdam

Publié le 29 janvier 2019

Par Christophe Jaussaud
3 min de lecture
Bien que présentée comme "opérationnelle" et prévue de longue date, cette réunion du directoire de l'Alliance, jeudi 31 janvier et vendredi 1er février 2019 à Amsterdam, aura une tonalité particulière. L'occasion, peut-être, de donner un nouveau président à la structure.
L'Alliance va se réunir pour la première fois depuis la démission de Carlos Ghosn.

 

Depuis le 24 janvier 2019, Renault a une nouvelle direction avec Jean-Dominique Senard et Thierry Bolloré. Un nouveau tandem qui va devoir, entre autres défis, se pencher sur le futur de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi et notamment sa gouvernance depuis la démission de Carlos Ghosn qui en était encore le président.

 

Selon une source proche des constructeurs, interrogée par l'AFP, le directoire de Renault-Nissan BV (RNBV), société qui coordonne les activités de l'alliance automobile franco-japonaise, se réunit jeudi et vendredi au siège de la société à Amsterdam.

 

Cette source évoque une "réunion opérationnelle", comme il y en a régulièrement entre les deux partenaires Renault et Nissan, pour prendre des décisions sur des projets communs. La réunion était prévue de longue date, selon la même source, qui n'était pas en mesure de dire si la nomination d'un
nouveau président de l'Alliance s'inviterait à l'ordre du jour. Interrogés par l'AFP, Renault et Nissan n'ont pas souhaité faire de commentaire.

 

L'affaire a provoqué des tensions entre Renault et Nissan, mais chacun des partenaires a toujours affirmé sa volonté de poursuivre leur coopération jugée cruciale. L'accord cadre de l'Alliance, appelé "Restated Alliance Master Agreement (RAMA)", prévoit que le directeur général de Renault devienne président de l'Alliance.

 

Ce principe n'est pas remis en cause par Nissan, selon une source proche du dossier. Il n'est cependant pas clair à ce stade quel candidat Renault va proposer, a-t-elle précisé. Statutairement, Thierry Bolloré peut prétendre au poste mais le conseil d'administration de Renault a donné pour mission à Jean-Dominique Senard de piloter l'Alliance avec Nissan et Mitsubishi Motors.

 

L'Etat français, premier actionnaire du groupe Renault, avec 22% des droits de vote, souhaite en tout cas conserver le pouvoir du constructeur français au sein de la structure, même si "en pratique, les décisions et recommandations émanant de RNBV sont toujours prises par consensus entre les deux
actionnaires
", selon l'entreprise.

 

Le directoire est composé de dix membres, cinq désignés par Renault et cinq désignés par Nissan. Le vice-président du directoire est lui choisi par Nissan, il dispose comme le président de quatre voix, les autres membres possédant une voix chacun, et "en cas de partage des voix, le Président a voix prépondérante".


La société, basée à Amsterdam, est détenue à parts égales par Renault et Nissan depuis 2002. Selon le document de référence de Renault, elle "coordonne les activités communes à l'échelle mondiale et contribue à l'élaboration de la stratégie et de la planification à moyen et long terme de l'Alliance", construite par Carlos Ghosn depuis le début des années 2000 et propulsée au rang de premier ensemble automobile mondial avec 10,6 millions de véhicules vendus en 2017. (avec AFP).

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