Journal de l'Automobile. Au sortir de 2008, comment jugez-vous les performances de Saab ?
Philippe Van Der Meulen. Nous nous situons toujours sur un marché que nous nommons P8. c'est-à-dire celui des huit marques premium : Mercedes, BMW, Audi, Volvo, Cadillac, Lexus, Alfa Romeo et nous-mêmes. Or, l'an dernier, ce marché a reculé de 8 %. Pour notre part, nous avons enregistré un petit - 6 % avec 3 173 immatriculations. Je suis donc assez satisfait de cette performance. D'autant plus que nous avons 25 % de véhicules de démonstration en moins dans le réseau.
JA. Les bonnes surprises, les déceptions ?
PVDM. La plus grande surprise a été le niveau de vente de la 9.3 (2 963 VN), car celle-ci reste à un très bon niveau. La 9.3 cabriolet a même battu son record historique en atteignant 574 immatriculations. Quant à la 9.5, malgré ses 12 ans, elle s'est offerte une cure de jouvence, avec 263 clients, alors que nous avons annoncé son renouvellement. En revanche, nous avons été un peu déçus car nos ventes à particuliers ont reculé de 13 %, même si cela a été contrebalancé par la croissance de 22 % de notre offre LLD. Cela reflète, à mon sens, l'engouement des entreprises pour les avantages fiscaux qu'octroie l'utilisation de véhicules Biopower.
JA. Comment se porte le réseau ? En termes de rentabilité notamment ?
PVDM. Pour la 1re fois depuis l'existence de la marque, nous avons atteint les 70 points de vente en France, avec 59 distributeurs. A fin septembre, la rentabilité moyenne était de 0,6 % du chiffre d'affaires. Ce ne sont pas des chiffres exceptionnels, mais nous ne sommes pas non plus dans une situation critique. Disons que c'est le minimum tolérable. Depuis toujours, notre objectif pour le réseau est d'atteindre les 2 % de profitabilité. Nous avons toujours tutoyé ce seuil sans jamais l'atteindre. Néanmoins, étant donné la conjoncture, j'estime que si nous parvenons à retrouver 1 à 1,2 % de rentabilité en 2009, ce ne sera pas si mal.