...des positions entre les grandes marques généralistes.
Journal de l'Automobile. Avec 177 483 immatriculations à la fin août à - 4,3 % comment jugez-vous les résultats de Citroën en France ?
Claude Satinet. Ce n'est pas trop mal. Bien entendu, j'aurais préféré être un peu au-dessus de ces chiffres, mais il faut tenir compte de la situation d'un marché français devenu difficile et très concurrentiel. Aujourd'hui, les marques qui dominent le marché hexagonal doivent faire face à de nouveaux acteurs, comme Dacia et peut-être les chinois demain, qui n'existaient pas auparavant et qui sont susceptibles de changer la donne. Cependant, je ne suis pas inquiet, notre position reste malgré tout correcte et devrait même s'améliorer avec la sortie du C4 Picasso, modèle à fort volume.
JA. En Europe avec 635 000 immatriculations et - 2,4 % les résultats semblent moins décevants ?
CS. Effectivement. Si on raisonne en parts de marché, Citroën se maintient entre 6,6 % et 6,8 %. La situation est plus favorable sur le Continent qu'en France où, je le répète, la concurrence est exacerbée. Toutefois, celle-ci se fait également de plus en plus ressentir dans plusieurs pays européens. Nous constatons quasiment partout un resserrement des positions entre les grandes marques généralistes. En Espagne par exemple, nous sommes en tête pour la première fois depuis longtemps, mais notre part de marché est par ailleurs en baisse. C'est un paradoxe. En Belgique, nous avons constaté la même chose. Enfin, pour revenir à la France, nous constatons d'une part le recul de Renault et d'autre part, un resserrement des positions avec ses poursuivants. Tout cela au profit d'autres marques moins importantes.