Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page
Lubrizol reprend ses marques

La vue aérienne du site industriel de Lubrizol montre que les installations n’ont pas été touchées par l’incendie du 26 septembre 2019.

Lubrizol reprend ses marques

Six mois après l’incendie qui a ravagé son entrepôt de Rouen, et ce en dépit de la crise sanitaire actuelle, l’additiveur américain assure son service au niveau des unités de mélange.

 

Bref rappel. Un peu moins de trois mois après le spectaculaire incendie qui a ravagé ses entrepôts de 11000 m2 de produits finis de Rouen, soit le 11 décembre 2019, Lubrizol obtenait le feu vert du Préfet de la Seine Maritime (celui-ci ayant suivi l’avis du Coderst) pour la réouverture partielle de son site classé Seveso seuil haut. A ce niveau, Emmanuelle Maddocks, responsable du service Communication de la société, d’apporter une précision d’importance : « il faut savoir que le site Lubrizol de Rouen était constitué à 10 % d’entrepôts qui ne seront pas reconstruits, et à 90 % d’un site industriel, ce dernier n’ayant pas été touché par l’incendie ». Cela dit, pour souhaitable qu’elle était, la réouverture ne concernait que deux unités de mélange de produits.

 

Une activité consistant en de simples opérations de mélange et ne nécessitant aucune réaction chimique. Qu’en est-il aujourd’hui ? « Actuellement, la production n’est que de 55 % de sa capacité, indique Laurent Bonvalet, directeur de l’usine. D’une part, nous produisons en fonction des commandes et celles-ci ont sensiblement baissé et, d’autre part, notre logistique a été totalement modifiée, avec un impact certain sur la production ». Maintenant, bien sûr, la propagation du Covid-19 peut modifier la donne. Emmanuelle Maddocks en convient : « aujourd’hui, la production suit son cours mais nous évoluons un peu au jour le jour, sachant aussi que nous sommes dépendants des entreprises qui nous livrent les matières premières », explique-t-elle. Certes.

 

Au-delà de ce sujet (malheureusement) d’actualité, la non-reconstitution des produits stockés en fûts (les volumes stockés ayant été réduits de 80 %), les nouvelles contraintes opérationnelles et le renforcement de la sécurité ont considérablement transformé l’organisation du site avec, notamment, un système de « juste à temps » et de « flux tendus ». Cette nouvelle chaîne logistique, tant pour les matières premières que pour les produits finis, a donc un impact sur la production sachant aussi qu’en temps normal, les unités de mélange comptent pour 60 % de la production globale du site.  

 

Reste que, la démarche a l’avantage de rétablir progressivement l’approvisionnement des clients, avec à la clé la suppression d’un risque de pénurie. En outre, si ses unités de mélange sont toujours séparées de la zone touchée par l’incendie par une grande palissade, Lubrizol a ajouté des équipements perfectionnés pour la détection et l’extinction des incendies. De même, le renforcement de la sécurité a conduit, par exemple, à poster un opérateur, en plus du chauffeur, à proximité de chaque camion lors des opérations de chargement ou de déchargement. Finalement, le site prend peu à peu ses marques pour intégrer cette nouvelle organisation et augmenter sa production sans doute pas dans l’immédiat mais à court terme, dès que nous serons sortis de cette crise sanitaire.

Ajouter un commentaire
 
Pour laisser un commentaire,  
 Inscrivez vous 
Plus d'articles
Pas de Mondial de l'Auto à la porte de Versailles en 2020

Le Mondial de l'Auto, prévu du 29 septembre au 11 octobre 2020 à la porte de Versailles à Paris, n'aura pas lieu. Seuls les événements Movin'On, Smart City et les manifestations dans Paris sont, pour

Chômage partiel : comment ça marche ?

Quelles sont les conditions de mise en oeuvre du dispositif de chômage partiel ? Quels sont les motifs acceptés et qui peut en bénéficier ? Le CNPA a analysé l'ensemble des ordonnances parues au Journal

25 ordonnances pour la sauvegarde de l'activité économique

Le gouvernement a annoncé les 25 mesures qui viennent compléter l'état d'urgence sanitaire. Report de charges, étalement des dépenses, fonds de solidarité... Voici le détail des solutions économiques

Automobile : dans l'attente du décret sur le chômage partiel

Les réparateurs qui ne peuvent ouvrir faute de clients ou de protections suffisantes pourront-ils prétendre au chômage partiel ? L'inquiétude grandit dans les réseaux en attendant le décret d'application.

Deux tiers des entreprises de l'artisanat auto ont fermé leurs portes

D'après la FNA, 67 % des entreprises ont été contraintes de stopper leur activité et les trois quarts de leurs salariés ont été placés en chômage partiel. Le CNPA déplore quant à lui le manque

Le marché pourrait perdre trois quarts de son volume en mars 2020

Avec 59 493 immatriculations enregistrées au 17 mars 2020, celles-ci pourraient chuter de plus de 70 % sur le mois complet. En mars 2019, 225 818 cartes grises avaient été enregistrées.

 
Accès direct au menu Accès direct au contenu de la page