Le Dacia Striker écroule tous les standards du segment C

Évoluer pour durer. C’est désormais le défi auquel Dacia doit faire face pour poursuivre sa croissance. Longtemps centrée sur des modèles compacts et accessibles, la marque roumaine voit aujourd’hui son positionnement historique bousculé par la montée en puissance des constructeurs chinois, qui gagnent progressivement du terrain sur son cœur de marché.
Pour rester dans la course, Dacia a donc engagé il y a quelques années une montée en gamme assumée, marquée notamment par son arrivée progressive sur le segment C. Un changement de stratégie qui a été pleinement amorcé par le Jogger en 2022, puis confirmé par le lancement réussi de son premier C-SUV, le Bigster, en 2025.
En 2026, Dacia franchit désormais un nouveau cap avec le Striker, un crossover présenté comme le modèle le plus sophistiqué jamais produit par la marque et qui incarne donc pleinement cette transformation. Son objectif est clair. Renforcer la présence de Dacia sur le segment C, le plus disputé du marché européen, qui concentre à lui seul près de 40 % des immatriculations.
Avec ce nouveau modèle, Dacia vient alors renforcer son offre sur ce segment clé afin de séduire de nouveaux clients, particuliers comme professionnels. Le Striker doit ainsi contribuer à l’ambition de la marque de porter la part du segment C de 20 % à un tiers de ses ventes mondiales d’ici à 2030.
Un mix entre le SUV, la berline et le break
Côté design, pas d’effet de surprise. Le Dacia Striker reste en effet très proche du concept éponyme dévoilé lors de la présentation du plan stratégique du groupe Renault en mars 2026. Il se présente donc sous la forme d’un crossover, avec l’ambition de combiner la robustesse d’un SUV (avec une garde au sol de 20 cm), le dynamisme d’une berline et l’habitabilité d’un break.
Ses dimensions le placent d’ailleurs au sommet de la hiérarchie du constructeur roumain. Car avec ses 4,62 m de long (1,82 m de large et 1,53 m de haut), il devient en effet le plus grand modèle de la gamme Dacia, dépassant le Jogger de 7 cm et le Bigster de 5 cm. Ce crossover vient également inaugurer la nouvelle signature lumineuse de la marque en forme de "T", positionnée aux quatre coins du véhicule.
Mais au-delà de son style, le Striker a fait l'objet d'un important travail aérodynamique. Son profil élancé, caractérisé par une longue ligne de toit et une poupe inclinée, a en effet été pensé pour favoriser les écoulements d'air. Les ingénieurs de la marque ont également optimisé le soubassement en carénant les parties avant et arrière, tandis qu'un large becquet et des déflecteurs arrière contribuent à limiter les perturbations aérodynamiques. Le poids a aussi été contenu autour de 1 400 kg.
À l’intérieur, le Dacia Striker propose un habitacle assez proche de celui du Bigster. Il accueille notamment un écran central tactile de 10,1 pouces de série sur toute la gamme. En revanche, celui-ci est désormais associé à un nouveau combiné d’instrumentation numérique, baptisé Light Visio. De série sur l’ensemble de la gamme, ce dispositif de sept pouces repose sur une technologie de réflexion optique projetant les informations essentielles sous forme d’image flottante.

À l'intérieur, la principale nouveauté se situe derrière le volant puisque le Dacia Striker inaugure un nouveau combiné d’instrumentation numérique reposant sur une technologie de réflexion optique. ©AdrienCortesi
Enfin, le Striker se distingue également par son habitabilité. Le crossover offre en effet un bel espace à bord à ses passagers, renforcé par la présence d’un toit panoramique en option. À cela s’ajoute un volume de coffre particulièrement généreux, pouvant atteindre jusqu’à 600 litres (580 litres en version 4x4). Le coffre apparaît comme très modulable et peut d'ailleurs être piloté automatiquement par un système d’ouverture mains libres, une première chez Dacia.
Des motorisations électrifiées
Le Dacia Striker reprend presque l’ensemble des motorisations du Bigster, à commencer par la version mild hybrid-G 140. Disponible avec une transmission à six rapports automatique ou manuelle, cette motorisation associe une bicarburation essence et GPL avec une hybridation légère 48 V. Sous le capot, on retrouve donc un moteur trois cylindres 1,2 l turbocompressé développant 140 ch.
Vient ensuite la version hybrid 155. Inaugurée par le Bigster, celle-ci associe un moteur quatre cylindres essence 1,8 l de 107 ch à deux moteurs électriques et une batterie de 1,4 kWh (280 V). Dacia annonce que les utilisateurs du Striker pourront rouler jusqu’à 80 % du temps en tout électrique en milieu urbain, et que les émissions de CO2 seront ici inférieures à 100 g/km.
Enfin, la version hybrid 150 4x4 vient compléter la gamme de motorisations du Striker. Elle combine le moteur 1.2 l mild-hybrid 48 V de 140 ch (le même que sur le mild hybrid-G 140) situé sur l’essieu avant à un petit moteur électrique d’une puissance de 31 ch qui est quant à lui positionné sur l’essieu arrière. Cette transmission intégrale peut par ailleurs être pilotée à travers cinq modes de conduite (Auto, Snow, Mud/Sand, Off-road et Eco).
Pour son nouveau venu, Dacia propose différentes finitions : Essential, Expression, ainsi qu'Extreme et Journey proposées au sommet de la gamme à des prix équivalents.
Pour l’heure, les tarifs du Striker n’ont pas encore été communiqués par la marque, mais Dacia annonce un prix de départ sous les 25 000 euros. Il faudra donc se montrer encore patient pour pouvoir se procurer ce modèle qui prendra son premier bain de foule au Mondial de l’Auto de Paris 2026.
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