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Industrie

Rallye du Mexique : Loeb, puissance 30 !

Publié le 23 mars 2007

Par Marc David
5 min de lecture
Au volant de la C4 qui effectuait officiellement ses débuts sur la terre, Sébastien Loeb a obtenu sa 30e victoire sous le soleil de Mexico. La troisième et dernière étape du Rallye du Mexique n'y a rien changé. Avec une avance supérieure à la minute sur son suivant immédiat...
Au volant de la C4 qui effectuait officiellement ses débuts sur la terre, Sébastien Loeb a obtenu sa 30e victoire sous le soleil de Mexico. La troisième et dernière étape du Rallye du Mexique n'y a rien changé. Avec une avance supérieure à la minute sur son suivant immédiat...

...(qui n'était autre que Marcus Grönholm, bien revenu dans le classement), Sébastien Loeb n'avait aucune raison de prendre des risques lors des 62,06 km de spéciales qui étaient encore au programme. Sur des portions parcourues parfois pour la troisième fois et qui mettaient les pneumatiques à rude épreuve, le duo Loeb-Elena a parfaitement contrôlé la course, remportant une victoire très importante dans l'optique du championnat. En effet, au-delà d'avoir signé son 30e succès en championnat du monde, l'alsacien revient à 4 points de son grand rival Marcus Grönholm, bon 2e à Leon. En fait, pour ce dernier, la situation était fort mal engagée dès la 1re étape. A côté de la plaque au niveau des réglages châssis et du choix de pneus, le tout avec l'handicap d'ouvrir la route et donc de "balayer" une piste jonchée de graviers, le grand Marcus fut ensuite confronté à un problème de sonde de température en mesure de diminuer sensiblement le niveau de performance de sa Focus WRC. Naviguant alors à la 5e place du classement, le pilote BP-Ford dû "se cracher dans les mains" pour remonter à la 2e place, passant coup sur coup son propre équipier Hirvonen, Atkinson et Sordo. En signant six meilleurs temps en spéciales, le finlandais échouait à 55,8 s du champion du monde en titre. Quant à Mikko Hirvonen, 3e au Mexique, il occupe désormais le même rang au classement provisoire, à 2 points de Sébastien Loeb.

Grönholm hors du coup dès le départ, seul Petter Solberg aurait pu battre Loeb

Hormis Grönholm, qui aurait pu battre l'alsacien à Leon ? Peut-être Solberg. Au volant de sa nouvelle Subaru Impreza WRC, le norvégien a occupé la tête du rallye jusqu'à l'issue de l'ES5. Hélas pour lui, une pierre sans doute entrée par un passage de roue occasionnait des ravages sous le capot moteur de la voiture japonaise, brisant l'une des pales du ventilateur du circuit d'huile, avec en sus des dégâts au niveau du radiateur. Pression d'huile à zéro, Solberg devait abandonner au point stop de la spéciale d'Ortega (ES5). Reste que, à ce moment, son avance sur Sébastien Loeb s'était réduite à 2''1…
Une chose est certaine, à partir de ce moment, l'alsacien ne chômait pas, signant notamment 4 meilleurs temps au cours de la deuxième étape. Pas de doute, sur ces spéciales mexicaines à la fois rapides et offrant un bon niveau d'adhérence, la C4 WRC disposait de certains atouts, à même de faire oublier ceux de la Xsara pourtant considérée comme la référence absolue. Le vainqueur explique : "J'avais hâte de vérifier le potentiel de la C4 WRC sur la terre. Ce que j'avais ressenti sur la neige était prometteur et je n'ai pas été déçu ici. La voiture est à la fois rapide et efficace, je suis très à l'aise à son volant. Par rapport à la Xsara, la C4 est moins survireuse, plus stable à grande vitesse et son potentiel se révèle excellent dans toutes les situations. Cela permet d'être optimiste pour la suite même si on sait, comme on l'a vu ici, que ce ne sera pas facile". Mieux qu'un long discours, la belle 4e place de Dani Sordo confirme l'analyse de "Seb". De quoi rassurer Guy Fréquelin, le patron de Citroën Sport. "S'imposer sur la terre lors de la première course de la voiture démontre la qualité du travail fourni par toute l'équipe, dit-il. Outre la victoire de Seb, je retiens aussi la très belle course de Dani. Il m'a rassuré sur son potentiel et sa capacité à rouler très vite sans commettre de fautes". Sûr qu'un cap important vient d'être franchi, d'autant que huit rallyes sur terre sont encore à disputer. Mais attention, leur spécificité est à chaque fois différente, à l'instar des réglages à adopter. Donc, ce qui est vrai au Portugal, par exemple, ne l'est pas forcément en Grèce !


 Marc David   





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Manufacturier unique : Michelin attaque la FIA !

Dans le JA n° 993 du 9 mars, nous faisions état de la décision de la FIA de retenir Pirelli en tant que manufacturier unique pour les saisons 2008, 2009 et 2010. Pour rappel, la marque milanaise s'était imposée par 19 voix contre 3 pour BFGoodrich, filiale de Michelin, en concurrence pour cet appel d'offres. Nouveau rebondissement. Comme prévisible, Michelin vient d'assigner la Fédération Internationale de l'Automobile (FIA) devant le tribunal de grande instance de Paris "pour irrégularités dans la procédure d'appel d'offres". Quelles irrégularités ? Mystère. En effectuant la démarche, on peut toutefois supputer que Michelin dispose de certains arguments pouvant jouer en sa faveur. Selon Frédéric Henry-Biabaud, le directeur de la compétition du groupe clermontois, "cette action vise à la fois à obtenir "les éléments explicatifs quant aux critères de choix" et "l'annulation de la procédure de désignation du manufacturier unique en championnat du monde des rallyes". Affaire à suivre, donc.

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