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Industrie

Et si Conti s'offrait Schaeffler ?

Publié le 29 mai 2009

Par Frédéric Richard
2 min de lecture
C'est le monde à l'envers, l'arroseur arrosé ! Schaeffler, qui peine à finaliser son rachat de Continental, pourrait bien se voir contraint de fusionner avec ce dernier, sous la pression des banques, de l'Etat allemand et des...
C'est le monde à l'envers, l'arroseur arrosé ! Schaeffler, qui peine à finaliser son rachat de Continental, pourrait bien se voir contraint de fusionner avec ce dernier, sous la pression des banques, de l'Etat allemand et des...
...salariés…

Nous relations la semaine passée les difficultés de l'Allemand Schaeffler, qui se voyait contraint de licencier plusieurs milliers de salariés, en raison de sa baisse d'activité… Le rachat de Continental ayant également lourdement pesé dans le déficit abyssal du groupe… Aujourd'hui, la stratégie semble toute autre… Schaeffler a indiqué qu'il pourrait finalement fusionner avec Continental ! Et selon le quotidien économique Handelsblatt, Continental et Schaeffler pourraient ne pas se contenter d'une fusion de leurs divisions d'équipements automobiles. Tout le groupe privé Schaeffler pourrait en fait se voir phagocyté par Conti, trois fois plus gros que lui. Un scénario qui, s'il se réalise, permettrait aux banques imprudentes qui ont prêté à Schaeffler, de limiter leurs pertes, puisque le groupe dans son ensemble a besoin de 3 à 5 milliards d'euros. Quant à l'Etat fédéral, à qui Schaeffler est venu quémander une aide financière, il voit aussi d'un bon œil la manœuvre. Ainsi, les Etats régionaux de Hesse (ouest), de Bavière (sud) et de Basse-Saxe (nord), où sont implantées des usines des deux groupes soutiennent le projet. La patronne historique de l'affaire familiale Schaeffler, la milliardaire Maria Elisabeth Schaeffler, semble en revanche opposée à ce type de rapprochement. Pour éviter les plans de licenciements massifs, une autre alternative a d'ailleurs été évoquée… 

L'équipementier propose de renoncer aux suppressions d'emplois en échange "d'importantes concessions salariales". Les licenciements secs seraient ainsi exclus d'ici au 30 juin 2010, selon un communiqué de presse commun rédigé avec le syndicat de la métallurgie IG Metall. Usine par usine, les salariés devront accepter une série de mesures visant à réduire de 250 millions d'euros les coûts de personnel. Ces mesures pouvant prendre la forme d'une baisse du temps de travail, assortie d'une baisse des salaires, un recours plus large au chômage partiel, des départs volontaires ou en pré-retraite, la suppression de primes ou la création d'une
société de transfert, selon IG Metall et Schaeffler.

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