Et la courbe ne semble pas s'inverser. Depuis le début 2010, l'évolution est en effet toujours à la baisse. "Nous avons actuellement 111 distributeurs. Mais deux nouveaux partenaires sont en passe de nous rejoindre", tempère Steve Faulkner, président de Ssangyong France. "L'objectif est de terminer l'année entre 115 et 120 distributeurs", poursuit-il.
Ces dernières années, le réseau de la marque s'était très largement appuyé sur les concessionnaires Hyundai pour accrocher quelques punaises de plus sur la carte de France. Alors que Hyundai nourrit de nouvelles ambitions, les produits Ssangyong auraient-ils des difficultés à intéresser des investisseurs, malgré un niveau de marge intéressant ? Difficile à dire. Observons simplement que les deux marques partagent de moins en moins d'opérateurs. Là où en 2007, 57 % des distributeurs Ssangyong étaient également concessionnaires Hyundai, seuls 46,9 % des investisseurs Ssangyong représentaient aussi Hyundai à fin 2009. Une corrélation qui pourrait ainsi expliquer la perte progressive de quelques mailles du réseau.
Aujourd'hui, le recrutement du constructeur semble donc d'une nature différente. "Nous n'avons pas d'attrait particulier pour les partenaires du réseau Hyundai. Nous recherchons simplement des investisseurs qui répondent à nos attentes", confirme Steve Faulkner. Et c'est clairement sur le grand Ouest et le centre Ouest que les recherches de la marque portent. Une zone sur laquelle le constructeur a un vrai déficit en termes de représentation. La Charente (16), les Côtes d'Armor (22), le Finistère Nord (29), l'Indre (36), le Loiret (45), les Deux-Sèvres (79) ou encore la Vienne (86). Au total, 23 départements ne jouissent pas encore d'un distributeur actuellement. Une réserve commerciale, en quelque sorte, qui donne des raisons d'espérer.