JOURNAL DE L’AUTOMOBILE. Quel bilan tirez-vous de l’activité occasion d’Arval en 2011 ?
Christophe Delivet. L’année 2011 a été excellente pour Arval. Nous avons recommercialisé un volume de 55 400 VO, soit une progression de 10 % par rapport à 2010. Nous avons surtout réalisé un premier semestre exceptionnel, en surfant sur un marché dynamique, qui a terminé l’année en hausse de 1 %, et en tirant profit de la pénurie de matériel pour maintenir des prix soutenus. En revanche, depuis l’été, nous avons constaté une baisse des prix des véhicules d’occasion, qui a résulté de l’afflux de matériel au second semestre, d’une part, mais également d’une économie incertaine, d’autre part.
Le spectre de 2008 est revenu pour des marchands qui nourrissent des craintes depuis plusieurs mois. Mais ils continuent de vendre, ils ont réduit et assaini leurs stocks et, dès que le marché de l’occasion repartira, ils seront prêts. D’ailleurs, je trouve que leur discours est plus positif en ce début d’année.
JA. L’allongement des contrats est-il toujours d’actualité ? Quel est le profil de l’offre d’Arval aujourd’hui ?
CD. Nos véhicules d’occasion sont, en moyenne, plus vieux de trois mois par rapport à 2010. Cette tendance a un impact positif pour les professionnels puisque les voitures sont moins chères. En revanche, leur état est moins bon. Nous observons d’ailleurs actuellement une sensibilité plus forte des marchands sur les frais de remises en état des VO.
JA. Le contexte économique reste encore fragile. Dans quelle position et dynamique se situe aujourd’hui Arval ?
CD. Des incertitudes macroéconomiques subsistent et nous sommes de plus dans une année électorale. Nous sommes donc prudents, mais aussi confiants. Avec la fin des effets liés à la prime à la casse et l’abaissement du seuil du bonus-malus, le marché du véhicule neuf risque de souffrir en 2012. Mécaniquement, les prix des VN devraient également commencer à augmenter et l’ensemble de ces facteurs pourrait tirer le marché de l’occasion vers le haut. De plus, si le marché du neuf baisse, les distributeurs feront moins de reprises en occasion, et cela devrait nous être profitable. Cette année, le gros défi se situera au niveau des prix.
En revanche, pour les loueurs longue durée, 2012 répond à une année 2009 de crise et d’assainissement, et nous devrions, par conséquent, assister à une baisse des restitutions de VO. A quel moment, je ne sais pas. Mais Arval devrait, au final, revendre sensiblement les mêmes volumes que l’an passé car nous allons reprendre la commercialisation des VO Cofiparc.