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Distribution

L’union et la force

Publié le 18 janvier 2011

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Par David Paques
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5 min de lecture
Entre les grosses structures françaises, les bureaux agités, les marques chahutées ou celles en construction, les fortunes des différents groupements sont bien diverses.
Entre les grosses structures françaises, les bureaux agités, les marques chahutées ou celles en construction, les fortunes des différents groupements sont bien diverses.

Groupements, Conseils, Comités, Amicales… Quels que soient les noms que les organes de représentation empruntent, tous tendent vers un même but. Celui d’échanger d’une voie unique, représentative et, tant que faire se peut, constructive. Un besoin que l’on pourrait estimer vital pour toute corporation. De surcroît dans une relation contractuelle de cette nature. Pourtant, à faire un rapide tour d’horizon des différents réseaux de marques, on observe que tous ne disposent pas d’une structure légitime. Par incapacité à s’entendre, par volonté du constructeur, par le fait de péripéties contraires, ou pour toutes ces raisons à la fois.

En témoignent les difficultés de Kia, par exemple, à voir poindre un réel organe de représentation. Durant le 1er semestre 2009, sous l’impulsion de la marque, des élections avaient eu lieu, mais le quorum n’ayant pu être atteint, celles-ci avaient été invalidées. D’autres élections devaient se tenir, mais certains distributeurs mécontents de voir le constructeur orchestrer les choses avaient fini par boycotter l’initiative et entrepris une démarche indépendante qui avait conduit, elle, à la création d’un comité. Un groupement finalement tué dans l’œuf par son 1er président, suite à un conflit personnel avec la marque (voir article intitulé “Kia : des grêles qui font pschitt…” du 29/01/2010 sur www.journalauto.com). Depuis cette tentative avortée, le constructeur coréen ne dispose donc pas d’une délégation représentative de son réseau. Chez son cousin coréen, Hyundai, il n’existe pas de groupement non plus, mais “des partenaires de discussions privilégiés”. Sans doute intéressant pour une marque en construction. “Insuffisant”, diront certains, pour un réseau mature. L’importateur officiel de la marque en France n’y serait pas opposé. Un bon point. Car, “si un constructeur ne veut pas qu’un groupement existe, il n’a aucune chance d’exister”, nous confie un distributeur, autrefois impliqué dans un conseil de marque. Chez Chevrolet, Eric Wépierre, président de la marque en France jusqu’au 31 janvier prochain, lui préférerait justement un “franchise board”. Un comité de réflexion et de négociation, non représentatif, puisque les membres sont nommés par le constructeur lui-même. Certains distributeurs se sentiraient d’ailleurs lésés… Les conditions pour l’émergence d’un organe légitime ont parfois bien du mal à être réunies.

Changement de rôle

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