S'abonner
Distribution

Entretien avec Ernest Ferrari, consultant

Publié le 21 novembre 2008

Par Alexandre Guillet
10 min de lecture
Selon Ernest Ferrari, le règlement 1400/02 ne sera vraisemblablement pas prorogé et l'hypothèse du règlement général 2790/99 se précise. Ce changement, conjugué au fléchissement du marché, serait une occasion...

                            Selon Ernest Ferrari, le règlement 1400/02 ne sera vraisemblablement pas prorogé   et l'hypothèse du règlement général 2790/99 se précise. Ce changement, conjugué au fléchissement du marché, serait une occasion...
Selon Ernest Ferrari, le règlement 1400/02 ne sera vraisemblablement pas prorogé et l'hypothèse du règlement général 2790/99 se précise. Ce changement, conjugué au fléchissement du marché, serait une occasion...
...rêvée d'amener constructeurs et distributeurs à remettre en cause leurs pratiques et leurs dogmes. Mais est-ce vraiment envisageable ?Journal de l'Automobile. Avant de rentrer dans le détail des différents scenarii ayant trait au règlement, pensez-vous que la crise économique peut conditionner les débats, alors que normalement, ce ne devrait pas être le cas étant entendu qu'on évoque une réflexion plus globale et indépendante de toute conjoncture ?Ernest Ferrari. A mon sens, il y aura du dit et du non-dit. Le "dit", ce sera précisément ce que vous évoquez, c'est-à-dire qu'un choix de règlement ne saurait être pris en fonction d'une crise, par nature ponctuelle, quelle que soit son ampleur. Mais le "non-dit", c'est autre chose et on imagine mal la Commission Européenne, dans une situation comme celle-ci, ne pas chercher à protéger l'industrie automobile et ne pas faire attention à ce qui pourrait aider les constructeurs à mieux sortir de l'ornière. Il est donc vraisemblable que les décisions à venir seront aussi favorables que possible, dans le respect du cadre législatif bien entendu, aux constructeurs, même si cela s'opère en partie au détriment des distributeurs. La priorité, c'est de sauver l'industrie automobile, ce qui est somme toute recevable. Par conséquent, ce que peuvent craindre les distributeurs si nous parvenons au règlement général de la concurrence et ce que peuvent craindre les distributeurs par rapport à la crise, dont on sait qu'elle va durer au moins jusqu'à mi-2010, devient lié. CURRICULUM VITAE Nom : FerrariPrénom : ErnestDiplômé d'HEC, Ernest Ferrari débute sa carrière chez Renault en 1970, puis la poursuit dans le groupe Fiat à partir de 1981. Il sera successivement directeur marketing pour l'Italie des marques Fiat et Lancia, directeur du marketing tous pays (1984), directeur des ventes Europe (1986), directeur export monde de Fiat et Lancia (y compris l'Europe), directeur de la division Lancia (1990), directeur des marchés extérieurs (hors Italie) pour les marques Fiat, Lancia et Alfa Romeo (1992), adjoint au directeur commercial. En 1993, il revient chez Renault. Il y sera directeur Europe du Nord (14 pays), directeur marketing monde (1994 à 1997) puis conseiller du président Louis Schweitzer (1998).JA. Venons-en au 1400/02, le moins que l'on puisse dire est qu'il n'a pas été épargné par les rapports de la Commission, n'est-ce pas ?EF. La première indication fournie par la Commissi[...]

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour accéder à la totalité de l'article abonnez-vous.
Abonnez-vous
Déjà abonné ? Connectez-vous
Partager :

Sur le même sujet

Laisser un commentaire

cross-circle