Alors que la date de la plaidoirie a été repoussée au 26 septembre prochain par le tribunal de commerce de Paris, les deux parties continuent de se chamailler par communiqués interposés. Dans un texte daté du 4 juin, le CNPA commentait ainsi le report de l'audience selon ces termes :
"Cette date tardive risque de favoriser les pratiques intimidantes de Chevrolet vis-à-vis des concessionnaires qui refusent encore de se contenter du protocole financier dégressif proposé par la marque."
Evidemment, la marque américaine n'a pas apprécié. La réaction ne s'est pas fait attendre, Chevrolet allant jusqu'à dénoncer "une désinformation du CNPA" : "Le Conseil du CNPA a communiqué à tort le 4 juin en laissant entendre que les 93 premières signatures auraient été obtenues sous la contrainte, allant jusqu’à alléguer que Chevrolet France emploierait des méthodes 'limites' qui pourraient être qualifiées d’extorsion. Le CNPA mentionne de façon inadmissible des 'pratiques intimidantes' de Chevrolet France à l’égard de son réseau. La marque et son président se réservent le droit de poursuivre ce type de communications devant les tribunaux", dénonce le constructeur américain.